Vidéo à la demande : films disponibles 33 semaines après la sortie en salle

Par 21 décembre 2005
Mots-clés : Smart city

La hache de guerre est enterrée ! Après plus d'un an de discussions, fournisseurs d'accès à Internet, professionnels du cinéma et chaînes de télévision viennent de signer un accord placé sous...

La hache de guerre est enterrée ! Après plus d'un an de discussions, fournisseurs d'accès à Internet, professionnels du cinéma et chaînes de télévision viennent de signer un accord placé sous l'égide du ministère de la Culture régulant pour les douze prochains mois la mise en place d'offres légales de vidéo à la demande sur Internet (VOD). Principal dilemme : quel délai instaurer entre la sortie d'un film en salle et sa mise à disposition sur les plateformes en ligne ?

Les FAI souhaitaient que ce délai ne soit que de six mois, alors que l'industrie du cinéma préconisait une attente de neuf mois. Au final, 33 semaines , soit environ huit mois, seront nécessaires entre la sortie d'un film en salle et son apparition sur les offres de VOD, contre six mois pour la parution en DVD et douze mois pour la diffusion sur les chaînes de télévision payantes.

Les prestataires de VOD pourront proposer les films selon diverses formules : paiement à l'acte, achats groupés et même - en dépit de la réticence des industriels du cinéma - abonnements. Ce dernier type d'offre sera toutefois limité : pas plus de quinze films par mois, pas d'offre gratuite et une limitation aux films dits "du catalogue", c'est-à-dire les oeuvres déjà diffusées à la télévision.

Le prix unitaire des films proposés en VOD a été fixé à quatre euros pour les nouveautés et trois euros pour les films du catalogue selon Marie-Christine Levet, présidente de l'Association des Fournisseurs d'Accès (AFA).

En contrepartie, les prestataires de VOD s'engagent à une rémunération minimale des ayants droit et à une contribution au financement du cinéma français et européen, à hauteur de 5 % de leur chiffre d'affaires lorsque celui-ci est compris entre 1,5 et 3 millions d'euros et jusqu'à 10 % de ce dernier s'il dépasse 5 millions d'euros.

Un comité de suivi devrait être mis en place, dont les travaux détermineront les prochaines négociations concernant ce marché.

(Atelier groupe BNP Paribas - 21/12/05)

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