Vietnam : la surveillance des cafés Internet se durcit

Par 09 juin 2004
Mots-clés : Asie-Pacifique

Jamais deux sans trois. Après la Corée, qui interdisait il y a peu les téléphones portables (voir article du 04.06.2004); après la Chine, qui a décidé que les cafés Internet et les jeux vidéo...

Jamais deux sans trois. Après la Corée, qui interdisait il y a peu les téléphones portables (voir article du 04.06.2004); après la Chine, qui a décidé que les cafés Internet et les jeux vidéo présentaient une menace pour ses jeunes citoyens (voir article du 07.06.2004)… Voici le Vietnam dans le rôle du tout dernier censeur de l’est asiatique. Le pouvoir central a ordonné aux gouvernements locaux du pays de contrôler de plus près les cybercafés du pays et de prendre des mesures sévères envers les individus qui seraient amenés à lire ou à poster sur Internet des informations dites « nuisibles ». Les nouvelles régulations réclamées par Hanoi concernent aussi bien la visite de sites pornographiques que la « diffusion de secrets d’Etat et d’informations susceptibles de nuire à la sécurité nationale », comme l’explique le site web de l’organisation Reporters sans Frontières. Autant dire que la dissidence sur Internet, qui s’applique déjà aux media traditionnels, sera sévèrement punie ! Depuis deux bonnes années déjà, les prisons vietnamiennes accueillent de plus en plus de cyber-dissidents qui ont reporté leurs critiques du pouvoir sur le médium Internet. Le gouvernement a prévenu qu’il considérerait les propriétaires et gérants de cafés Internet comme les premiers responsables des écarts éventuels de leur clientèle. Ils devront désormais rendre des comptes aux autorités quant à l’identité des internautes qu’ils accueillent, et les renseigner sur les temps de visite des divers sites recensés. (Atelier groupe BNP Paribas – 09/06/2004)

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