La ville intelligente n'a pas seulement besoin d'outils de mesure

Par 07 juillet 2009
Mots-clés : Amérique du Nord, Europe

Pour IBM, la ville de demain devra être capable de traiter et de mutualiser des données sur ses différents réseaux - transport, eau, énergie,... Une démarche nécessaire si elle veut optimiser son fonctionnement général.

Habitants, transport, communication, eau, affaires et énergie. Selon l'étude "A vision of smarter cities" d'IBM*, tous ces réseaux seront liés dans la ville dite du futur. Des exemples ? Les infrastructures de télécommunication détermineront la bonne marche des affaires, qui à leur tour auront des conséquences sur les flux de transport, et donc des énergies. La consommation énergétique fixera en partie la qualité de l'eau, élément vital pour les habitants. Qui, de leur côté, détermineront l'adoption des outils de communication. Agir sur un seul de ces réseaux aura donc des conséquences sur l'intégralité du système. D'où l'importance de ne pas se contenter de capter des données mais de faire en permanence un suivi de l'état des réseaux. Et également de doter ces derniers d'outils de mesure précis et interconnectés qui permettront d'analyser et mutualiser les données.
Analyser les données
D'autant que pour IBM, les enjeux ne concernent pas que l'optimisation des ressources. Susanne Dirks, la directrice du centre, explique à L'Atelier : "mieux ces systèmes fonctionnent, plus il y a de chances pour que la ville crée une prospérité durable". Ces différents outils créeront également de nouvelles perspectives pour les entreprises. "Par exemple, le besoin de rendre les systèmes d'une ville plus écologiques est une opportunité pour deux types d'entreprises" explique-t-elle. "Celles qui travaillent sur l'utilisation plus efficace des ressources rares et celles qui proposent des solutions moins polluantes". Ce développement des villes intelligentes stimulera aussi l'innovation et la compétitivité. Et sera donc source de création d'emplois.
De l'audace et de la rapidité
IBM indique qu'un investissement de 7 milliards d'euros dans l'énergie verte, la santé et le haut débit devrait créer près d'un million d'emplois aux Etats-Unis. Et Susanne Dirks de conclure que pour réussir à saisir ces opportunités de rendre la ville intelligente, il vaut mieux être audacieux. "Attendre le consensus politique ou que des solutions sans risque, faciles, avérées, soient validées, ce n'est pas la bonne approche". Pour Susanne Dirks, les gagnants de ce jeu seront ceux qui se montreront intrépides et rapides. Côté technologie, la collecte des informations s'effectuera par exemple via des capteurs, qui relèvent des données sur la qualité ou l'efficacité du système d'eau, ou encore les problématiques de congestion du trafic.
*publiée par le Global Centre for Economic Development de l'IBM Institute for Business Value de Dublin.

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