La ville intelligente ne doit pas oublier de personnaliser l'expérience

Par 28 novembre 2011
Mots-clés : Smart city, Europe
sensors sensei

Sensei souhaite créer une structure de capteurs permettant de fournir des données d'ordre général mais aussi de répondre aux demandes ponctuelles des particuliers.

Pour pouvoir fonctionner, la ville intelligente doit être globale mais également proposer une expérience personnalisée à chaque habitant. C'est en substance la ligne directrice du projet Sensei, qui vise à créer une structure de capteurs et d'actionneurs pouvant fonctionner en étant connectés à un système général, mais également indépendamment. La structure devrait permettre l'intégration facile de terminaux sans fil qualifiés d'insulaires par les scientifiques et marchant sur le principe du plug & play. L'architecture fonctionne sur le principe du middleware afin qu'un capteur puisse publier des informations peu importe son contenu ou les technologies utilisées.

Isoler ou connecter à la demande

"Vous pourrez par exemple demander quelle température il fait sur une rue particulière. Le système décodera votre question de manière sémantique, ira interroger les capteurs placés à cet endroit et vous renverra la réponse", explique Laurent Hérault, chef du Wireless & Security Lab au CEA-Leti de Grenoble et coordinateur du projet. De plus, chaque terminal personnel (téléphone, voiture, maison...) pourra être isolé temporairement afin de contrôler le type d'informations que l'utilisateur souhaite partager et avec qui. Outre une perspective sécuritaire, qui reste un des principaux enjeux des smart cities comme vu dernièrement sur L'Atelier, la problématique est aussi énergétique. Car cette technologie implique des dépenses dans ce domaine qui peuvent devenir très importantes si les capteurs doivent pouvoir fonctionner de manière autonome, sans l'apport du système central.

L'enjeu énergétique au cœur des préoccupations

Il faut également veiller à diminuer l'impact de l'empreinte carbone. Plusieurs projets sont à l'étude en ce sens comme des terminaux capables d'être actif grâce à des piles basse consommation (5 nanoJoules par bit de données communiquées) ou grâce à leur environnement (soleil, vent...). De multiples initiatives utilisant l'architecture Sensei ont déjà été mises en place pour test dans différentes villes d'Europe. A Santander, pour économiser automatiquement l'électricité des éclairages publics, les lumières se tamisent lorsque personne ne marche dans la rue. L'efficacité des transports et l'amélioration du trafic sont également à l'ordre du jour à Aarhus et Birmingham. A noter que cette initiative est issue d'un partenariat entre 19 universités, entreprises et instituts de recherche à travers toute l'Europe.

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