Les villes asiatiques sont à portée d'interface vocale

Par 18 décembre 2007
Mots-clés : Smart city

Un système d'information géographique associé à une technologie de reconnaissance de la voix sera déployé pour les Jeux Olympiques de Pékin. Le dispositif renseigne les touristes - et s'enrichit - uniquement avec la voix.

Les spectateurs des jeux olympiques 2008 déambuleront dans Pékin sans risque de se perdre ni d'avoir des problèmes de compréhension. Ils disposeront d'une technologie d'interface vocale : un service nommé City Guide va en effet être mis en place à l'occasion de cet événement. Ce dernier, déployé par l'agence locale de développement de l'informatique urbaine, consistera en un système d'information géographique interrogeable par le seul son de sa voix. Il permettra notamment au public étranger d'interagir avec les chauffeurs de taxi et autres personnels de services locaux. En effet, une fois le lieu de destination déterminé, la machine pourra spécifier l'information vocalement et en chinois à l'interlocuteur local.
Projet SAFIR
Le service intégrera la technologie de base de données à interface vocale développée dans le cadre du projet européen SAFIR (Speech Automatic Friendly Interface Research) dans lequel sont impliqués de nombreux partenaires publics et privés. Si celle-ci autorise le public à exprimer une requête vocalement, elle se présente également comme une interface efficace du point de vue des organisateurs. En effet, la technologie mise au point dans le cadre de SAFIR permet d'enrichir les bases de données via la simple utilisation de la voix. "Nous avons réalisé qu'il est plus utile de permettre à un agent sur le terrain de voir et/ou de mettre à jour les informations sur le lieu même de l'intervention par le biais d'un appareil mobile", a déclaré Charles Kemper, coordinateur de SAFIR et fondateur de la PME belge Voice Insight.
Une approche efficace
Et d'ajouter : "en permettant aux personnels de parler naturellement, ils n'ont pas à entreprendre les démarches parfois fastidieuses qu'impliquent le traitement d'une base de données". Des partenaires du projet SAFIR ont déjà testé cette technologie dans des applications diverses. Le ministère de l'agriculture bulgare a par exemple utilisé l'interface dans le cadre de la délimitation de terres cultivables. Les agents mobilisés sur le terrain bénéficiaient d'antennes GPS et de PDA contenant l'application SAFIR, leur permettant d'intégrer les données recueillies par voix orale. "Le fait d'avoir les mains libre était important dans le cadre de cette mission. En outre, ce système s'est présenté comme plus rapide, moins coûteux et plus fiable que l'emploi de photos aériennes", a conclu Charles Kemper.   

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