Violation des lois antitrust au Japon : Intel se plie aux exigences des autorités

Par 01 avril 2005
Mots-clés : Smart city, Asie-Pacifique

Il y a environ un mois, l'autorité japonaise de la concurrence rappelait vertement à Intel la déloyauté de certaines pratiques sur son sol. Il est reproché au fabricant américain de...

Il y a environ un mois, l'autorité japonaise de la concurrence rappelait vertement à Intel la déloyauté de certaines pratiques sur son sol. Il est reproché au fabricant américain de microprocesseurs d'avoir offert des tarifs préférentiels aux fabricants de PC Hitachi, Sony, Fujitsu et Toshiba : des réductions de 10 % sur ses produits, à condition qu'ils s'engagent à avoir exclusivement recours à ses composants et qu'ils n'achètent pas de microprocesseurs Advanced Micro Devices (AMD) et Transmeta.

Selon les autorités de régulation, Intel ne respecte pas les lois antitrust au Japon depuis 2002. Aujourd'hui sa part de marché est de 90 % dans l'archipel , contre 78 % en 2003. Dans le même temps, la part de marché d'AMD est passée de 18 % en 2003 à 8 % en 2004 (chiffres IDC). Les choses se sont envenimées au début du mois de mars avec le lancement par la Commission européenne d'une enquête sur de possibles violations par l'Américain des lois antitrust au Japon...

Aujourd'hui, Intel tente de faire bonne figure. L'industriel a assuré qu'il changerait certaines de ses pratiques commerciales, tout en niant les accusations qui lui sont portées. La direction d'Intel a assuré qu'elle collaborerait avec l'autorité japonaise de la concurrence pour s'accorder sur les meilleures dispositions à prendre. Cette preuve de bonne volonté ne suffira sans doute pas à éviter le paiement de dommages et intérêts à ses concurrents...

(Atelier groupe BNP Paribas - 01/04/2005)

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