VirginMega et FnacMusic diffuseront le catalogue d'EMI sans DRM

Par 04 avril 2007
Mots-clés : Future of Retail

La révolution sans DRM est en marche! Alors qu'EMI vient de déverrouiller son catalogue, les plates-formes de téléchargement se bousculent pour avoir la primeur de sa diffusion. Après Apple, c'est au tour de VirginMega et...

La révolution sans DRM est en marche! Alors qu'EMI vient de déverrouiller son catalogue, les plates-formes de téléchargement se bousculent pour avoir la primeur de sa diffusion. Après Apple, c'est au tour de VirginMega et de FnacMusic d'annoncer leur intention de proposer en téléchargement les morceaux de la major sans protection anti-copie.
 
Pour rappel, les deux plates-formes proposent déjà environ 200 000 titres chacune au format MP3 sans DRM, issus de catalogues indépendants.
 
Les titres EMI sans verrou devraient être proposés sur les sites français en même temps qu'Apple, au mois de mai. Les deux plates-formes devront auparavant réimporter tout le catalogue, réencoder les morceaux et adapter leurs interfaces. Les tarifs, s'ils n'ont pas encore été dévoilés, devraient être sensiblement les mêmes que ceux pratiqués par Apple sur iTunes, soit 1.29 dollar ou 1.29 euro le titre.
 
Peut-on espérer la même initiative de la part des autres plates-formes de téléchargement ? Selon Nathalie Colin, la p-dg d'EMI France, interrogée par François Sorel et Jérôme Colombain dans leur podcast Cisco diaLog, "la musique sans DRM arrivera bien dans 4 à 6 semaines sur les sites français".
 
Quant à Denis Olivennes, le président de la Fnac, il précise dans un communiqué espérer "que les autres majors vont suivre la voie d'EMI et proposer leur catalogue en format numérique sans protection. Il est nécessaire que les consommateurs puissent télécharger légalement leurs morceaux de musique, les transférer et les écouter en toute liberté, avec l'équipement de leur choix et sans aucune contrainte technique. C'est ainsi que nous développerons le téléchargement légal et soutiendrons la création musicale".
 
L'abolition des DRM suffira-t-elle à elle seule à revivifier le secteur de la musique numérique et à lutter contre le piratage? Car face à des titres facturés 1.29 euro l'unité, la tentation d'aller télécharger illégalement et gratuitement des morceaux reste forte, même si ceux acquis légalement peuvent désormais être copiés sur plusieurs supports...
 

(Atelier groupe BNP Paribas – 04/04/2007)

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