Le visage devient la télécommande du robot

Par 26 juin 2008
Mots-clés : Smart city

L'université de San Diego veut optimiser de probables interactions futures entre étudiants et professeurs robotisés. L'objectif : avoir un robot qui rythme ses cours en fonction des mouvements faciaux de son audience.

Les expressions du visage doivent pouvoir commander le comportement d'un robot. Jacob Whitehill, chercheur de la UC San Diego School of Engineering, travaille au contrôle à distance du déroulement d'une vidéo présentant des cours selon le degré de compréhension des étudiants. Le projet s'inscrivant dans l'idée qu'à l'avenir des systèmes robotisés enseignants pourraient être développés. Le but à long terme est donc de faire des robots de meilleurs professeurs. Le projet est basé sur les technologies de reconnaissance faciale. Ainsi, Jacob Whitehill a démontré que les informations que donnent nos expressions de visage alors qu'on visionne des vidéos permettent de savoir si on comprend ou non l'explication qui est filmée.
Des clignements d'oeil significatifs
Il explique : "si je suis un étudiant, avec en face de moi un professeur, et que je suis perdu lors de sa démonstration, mon visage va le lui montrer". "Il va alors s'arrêter en me disant "vous avez l'air confus, je vais ralentir mon débit"". Son but est d'avoir le même type d'interaction avec un robot enseignant. Pour ce faire, il s'agit d'abord de recueillir les différents mouvements faciaux  que les étudiants peuvent effectuer. Le chercheur a donc observé un groupe d'étudiants prenant des cours de grammaire allemande, et a filmé toutes les réactions des élèves pendant ces leçons. Il en ressort que chacun a des expressions très diverses. Cependant on peut observer une tendance commune.
Optimiser la relation élève/professeur
La plupart des étudiants clignent moins des yeux lors des passages du cours les plus complexes, comparé aux moments les plus faciles à suivre et à comprendre. La prochaine étape sera donc de déterminer quels mouvements faciaux une personne effectue naturellement dans une situation où elle est exposée à une explication complexe. "Mon but est d'optimiser les interactions élève/professeur", déclare Jacob Whitehill. "Je veux réussir à capter les expressions exprimées par les élèves qui butent sur une idée, et celles des professeurs qui veulent enrichir leur démonstration par exemple". Pour au final développer des robots qui rythmeront leurs cours en fonction des réactions de leurs interlocuteurs.

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