Quand le visage fait office de carte d'identité

Par 05 novembre 2009
Mots-clés : Smart city, Europe

En combinant une analyse géométrique du visage avec une étude de son relief, il est possible de dresser une carte d'identité faciale propre à chaque personne.

Les techniques de reconnaissance du visage identifient généralement les particularités qui rendent chaque personne différente d’une autre. Ce qui fait qu'elles se basent sur des éléments communs : nez, front, bouche… Sur lesquels elles cherchent ce qui est propre à l'individu. A l’inverse, des chercheurs espagnols et danois* proposent de s'intéresser aux traits les plus caractéristiques de chaque visage en particulier, sans que cela soit toujours les mêmes. L’objectif de l'équipe est de créer une sorte de "carte d’identité faciale" qui réalise une synthèse de l'ensemble des informations jugées propres à un individu. Puis qui produit un modèle qualifiant cette personne en particulier. Comme tous les systèmes de biométrie faciale, celui-ci utilise deux éléments. Une caméra pour obtenir l’image et un programme pour l’analyser.
Analyser la géométrie et le relief du visage
Le logiciel développé par les scientifiques est capable de déterminer la présence d’un visage sur l’image et d’en inspecter la géométrie. C’est à dire qu’il étudie la position des yeux, du nez, de la bouche, etc. Il classe ensuite tous ces éléments et détermine les différences entre le résultat obtenu et ceux d’une autre personne. Il a également fallu inclure une analyse du relief des visages étudiés puisque leur géométrie seule ne fournissait pas de résultats assez concluants. Les chercheurs expliquent que cette partie du projet a été la plus difficile à mettre en place. "En combinant statistiquement les informations géométriques et les informations de relief, nous avons pu construire un modèle beaucoup plus robuste", explique le professeur Delgado, un des responsables du projet.
Un système qui ne prend pas en compte les effets du temps
"Le système offre de très bons résultats". Utilisé dans un environnement contrôlé, il obtient en effet une précision de 95 % affirment les chercheurs.Les auteurs du projet avouent cependant avoir encore plusieurs défis à surmonter. La principale complication provient des changements de lumière qui affectent la couleur du visage. Autre défi, les visages changent au cours du temps : avec l’âge une personne peut en effet mincir ou prendre du poids, ou plus simplement voir son visage se rider. Tous ces éléments sont à l’heure actuelle susceptibles de perturber le système.
* L’université Carlos III de Madrid, l’université Pompeu Fabra de Barcelone et l’université technique du Danemark sont impliquées dans ce projet.

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