La visualisation 3D s’invite dans les blocs opératoires pour aider les médecins

Par 11 septembre 2013 Laisser un commentaire
médecine holographique

Un programme permet à partir d’ images d’IRM et de scanner de construire une modélisation en 3D de l'organe touché, facilitant ainsi le travail du médecin.

La société mexicaine Echopixel développe une technologie qui pourrait nettement améliorer la pratique de la médecine diagnostique. Jusqu'à présent si la technologie 3D est déjà très présente dans le traitement des données par les médecins, et ce particulièrement dans le pré-opératoire, celle-ci n'est pas à proprement parler de la 3D. Il s'agit en réalité d'images générées par des programmes, souvent en deux dimensions avec un effet 3D pour améliorer l'aspect général de l'image. Echopixel propose d'aller plus loin en combinant les différentes techniques déjà utilisées pour créer une modélisation holographique en trois dimensions, permettant au médecin d'effectuer son travail diagnostique sur l'équivalent d'un objet physique.

 

Holographie virtuelle

 

"Les images médicales, qu'elles soient produites par IRM, ultrasons ou rayons X sont des coupes 2D d'objets 3D. Mais le fait de devoir interpréter ces images implique des calculs spatiaux qui résultent souvent d’une perte d'informations cliniques" annonce Sergio Aguirre, fondateur d'Echopixel. La société mexicaine a donc développé un programme qui permettrait, à partir de toutes ces données, de créer un modèle holographique facilitant ainsi le travail des médecins. Grâce à la technologie zspace il s'agit de recréer un organe interactif en 3 dimensions. Les médecins seraient ainsi à même non pas seulement d'observer les possibles inflammations de la couche extérieure mais également d'ouvrir virtuellement afin d'observer l'intérieur des organes. Ceci pourrait permettre de réduire au plus strict minimum dans le cas d’opérations le facteur aléatoire en ciblant parfaitement les zones à traiter.

 

Un large champ d'application

 

L'holographie virtuelle continue sur la voie tracée par les programmes de modélisation déjà utilisés dans les hôpitaux et devrait permettre un net saut qualitatif, aussi bien dans le traitement des patients que dans la charge de travail qui pèse sur le personnel médical. Cependant il faut noter qu'à moins d'images actualisées très régulièrement celle-ci ne pourra atteindre sa pleine efficacité : la taille d'une tumeur peut ainsi varier drastiquement en peu de temps, de même le constant mouvement de l'estomac rend une image précise très difficile à obtenir. Mais c’est dans l'apprentissage de la médecine que la technologie True 3D est la plus prometteuse. La dissection holographique d'un organisme vivant permettrait ainsi aux étudiants d'avoir un contact direct, et entièrement sans danger, avec le fonctionnement du corps humain. Si cette technologie en est encore à ses débuts, nul doute ne pèse sur son extrême utilité.

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