Vivendi sur la voie du désendettement et des bénéfices, prêt à se battre pour les télécoms

Par 18 mars 2004
Mots-clés : Digital Working, Europe

Profondément remodelé depuis l'ère Messier, le groupe Vivendi Universal affiche enfin une santé retrouvée. Son compte de résultat 2003, rendu public hier, en est la meilleure preuve : un résultat...

Profondément remodelé depuis l’ère Messier, le groupe Vivendi Universal affiche enfin une santé retrouvée. Son compte de résultat 2003, rendu public hier, en est la meilleure preuve : un résultat courant de plus de 2,1 milliards d’euros contre une perte de plus de 2,2 milliards en 2002, un résultat net toujours déficitaire (- 1,14 milliard d’euros), mais nettement réduit par rapport à 2002 (- 23,3 milliards), et en bonne voie pour devenir positif dès que les dépréciations d’actifs, dotations aux amortissements d’écart d’acquisition, et autres intérêts minoritaires seront progressivement effacés.

Bref, Vivendi Universal (VU) retrouve la santé en profondeur, avec un endettement réduit à 11,6 milliards d’euros au 31 décembre dernier, après avoir réinvesti 4 milliards d’euros dans sa filiale SFR Cegetel (téléphonie fixe et mobile). Voulant descendre en 2005 en dessous du seuil des 5 milliards d’euros de dettes, Jean-René Fourtou, PDG du groupe, ne lâche pourtant pas son objectif : faire de VU un grand acteur des média et des télécoms.

Si le pôle média ne semble pas directement inquiété, les résultats très performants du pôle télécoms attisent toujours la convoitise des concurrents, dont celle de Vodafone qui souhaite toujours s’emparer de la filiale mobile française de Vivendi. SFR a en effet réalisé en 2003 plus de 1,9 milliard d’euros en résultat d’exploitation, soit une hausse de 26 % par rapport à l’année précédente.

Autre terrain de bataille hexagonale pour Vivendi : la téléphonie fixe. La partie téléphone fixe de SFR Cegetel reste toujours déficitaire mais pourrait tirer parti d’un rapprochement avec 9Télécom (ex/ LD Com) qui en plus d’être un opérateur à la fois grand public et entreprises, possède comme Cegetel son propre réseau.

Côté Internet, rappelons que 9Télécom vient d’annoncer avoir passé la barre des 200 000 lignes dégroupées et de réinjecter 150 millions d’euros pour améliorer la qualité de son réseau DSL. Cegetel/9 Télécom, sera-t-il le prochain concurrent de taille face à France Télécom ? Une idée sûrement séduisante…

(Atelier groupe BNP Paribas – 18/03/2004)

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