VOD: les opérateurs veulent renégocier les offres auprès de l'industrie du cinéma

Par 31 octobre 2006
Mots-clés : Future of Retail

Le 20 décembre 2005, la charte sur les règles d'exploitation de la vidéo à la demande (la VOD), avait été signée entre les FAI et l'industrie cinématographique, établissant certaines règles...

Le 20 décembre 2005, la charte sur les règles d'exploitation de la vidéo à la demande (la VOD), avait été signée entre les FAI et l'industrie cinématographique, établissant certaines règles. Aujourd'hui, le paysage de la VOD a changé, et les opérateurs réclament plus. Le 8 novembre, s'ouvrira une nouvelle rencontre qui visera à renégocier cette charte. Sur quoi porteront les négociations ?
 
Pour Michel Gomez, délégué général de la société des auteurs-réalisateurs-producteurs, l'Arp, "il y aura des demandes habituelles, qui sont les mêmes depuis 2 ans. Les FAI veulent l'alignement de la VOD sur la vidéo physique [le DVD]. Et il y aura des demandes sur des formules d'abonnement".
 
Et l'alignement semble être le principal nœud du problème : si la sortie en DVD est autorisée au bout de six mois après la sortie d'un film en salle, il faut trente-trois semaines, soit huit mois, avant de pouvoir distribuer une œuvre en VOD.
 
Or le caractère "nouveauté" est important pour les amateurs. Marie-Christine Levet, p-dg de Club Internet, a en effet souligné dans Les Echos, que "les nouveautés représentent 5 % de notre offre de films mais 30 % du chiffre d'affaires, malgré un prix de 4.99 euros". Le potentiel est donc important !
 
Autre revendication : l'étoffement du catalogue. Seulement un millier de films est aujourd'hui proposé à la location en VOD, et des distributeurs comme MK2 n'ont pas encore ouvert leur catalogue.
 
Enfin, alors que jusqu'à présent seul le téléchargement à l'unité était permis, les FAI souhaitent instaurer des formules d'abonnement, suite à "une forte demande", souligne Mme Levet, qui précise que les utilisateurs voudraient que "ces abonnements incluent des nouveautés".
 
Les professionnels du cinéma, pour leur part, souhaitent une participation à des fonds de soutien de la part des FAI. Le débat reste ouvert...
 
(Atelier groupe BNP Paribas – 31/10/2006)

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