Vodafone-Mannesmann : Bruxelles accepte la fusion sous deux conditions

Par 13 avril 2000
Mots-clés : Digital Working, Europe

Les autorités européennes ont rendu public hier, leur accord sur la fusion Vodafone-Mannesman (54 millions d’abonnés). Elle sera autorisée sous deux conditions. La première d’entre elles touche les ...

Les autorités européennes ont rendu public hier, leur accord sur la fusion
Vodafone-Mannesman (54 millions d’abonnés). Elle sera autorisée sous deux
conditions. La première d’entre elles touche les liens du groupe avec
Orange, troisième opérateur de téléphonie mobile en Grande-Bretagne (6
millions d’abonnés). Cet opérateur devra être totalement désolidarisé du
groupe. Reste à Vodafone-Mannesmann le choix de décider de la manière de
s’en séparer. Le groupe n’a pas encore tranché entre une cession à un
tiers ou une entrée en Bourse. Dans tous les cas Vodafone-Mannesmann
devra envisager une solution financière efficace : le coût des
investissements requis pour obtenir les fameuses licences UTMS (téléphone
mobile troisième génération) s’élève à 30 milliards d’euros. La bataille
avec British Telecom continue… Quelque soit la décision de
Vodafone-Mannesmann , France Télécom devrait vite se mettre sur les rangs
des acquéreurs potentiels. Orange devrait ainsi trouver facilement
preneur. La seconde condition posée par Bruxelles est l’ouverture du
réseau Vodafone-Mannesmann aux concurrents du groupe. Le géant mondial du
mobile devra proposer à ces concurrents des prix de gros pour accéder à
son réseau. La décision de la Commission européenne a été très anticipée
par les marchés. Ceux-ci ont très peu réagi à la décision de Bruxelles.
(Jean de Chambure - Atelier BNP-Paribas - 13/04/2000)

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