Vodafone vend sa filiale mobile japonaise à SoftBank

Par 17 mars 2006

En se dégageant de sa filiale japonaise Vodafone KK, le premier opérateur mobile mondial s'extirpe de nombreuses difficultés et empoche près de 13 milliards d'euros net, dont 9 milliards seront...

En se dégageant de sa filiale japonaise Vodafone KK, le premier opérateur mobile mondial s'extirpe de nombreuses difficultés et empoche près de 13 milliards d'euros net, dont 9 milliards seront redistribués aux actionnaires. Le conglomérat nippon Softbank, déjà solidement implanté dans l'Internet japonais, signe de son côté l'une de ses plus importantes acquisitions pour pénétrer sur le marché de la téléphonie mobile.
 
Softbank met ainsi la main sur le troisième opérateur mobile japonais (derrière NTT DoCoMo et KDDI), qui compte plus de 15 millions d'abonnés. Le conglomérat vient par ailleurs d'obtenir une licence de téléphonie de troisième génération. Il devrait donc faire une entrée en force dans la téléphonie mobile d'ici quelques mois.
 
Présent au Japon depuis 2001 et son entrée au capital de l'opérateur J-Phone, renommé Vodafone KK en 2003 après qu'il en a pris le contrôle, Vodafone a connu dans l'archipel un parcours mouvementé : pannes diverses et variées, pertes d'abonnés et manque d'innovations technologiques ont conduit les actionnaires à faire pression pour que l'opérateur se désengage de sa filiale japonaise.
 
 "Dans le cas du Japon, nous avons progressé ces derniers mois en vue de redresser la situation mais compte tenu de la position concurrentielle relative du secteur, d'une perspective de rendements supérieurs sur le long terme effacée et d'une bonne offre de Softbank, le conseil d'administration a pris la décision de vendre", a expliqué Arun Sarin, directeur général de Vodafone.
 
(Atelier groupe BNP Paribas - 17/03/2006)

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