La voiture autonome oubliera-t-elle l'humain ?

Par 28 juin 2011
ville du futur

Les voitures du futur seront certainement intelligentes, mais devront intégrer la sécurité des humains dans leurs systèmes. Une notion bien complexe pour une machine, notamment dans des environnements hybrides.

La réponse risque d'être non, à en croire les recherches de deux membres de l'IEEE, une association internationale de scientifiques qui œuvrent pour l'avancée technologique. En effet, les systèmes de transport autonomes intégrés dans les villes suscitent de plus en plus l'intérêt des gouvernements et de l'industrie de l'automobile. Cela à l'image de consortium européen comme le Car2Car Communications Consortium in Europe ou encore le projet ASV3* au Japon.

De ce fait, la mise en place des systèmes embarqués  pose la question du design des programmes pour la communauté scientifique, notamment dans l'idée d'inclure la sécurité dans ces systèmes. Les chercheurs ont donc mené des expérimentations afin d'appréhender la question  de l'architecture des algorithmes de sécurité en présence d'opérateurs humains. Il en ressort qu'il est en effet possible que le comportement de l’homme soit reconnu dans l'hypothèse que certaines conditions soient remplies, autrement dit, qu'il existe un niveau de communication minimum entre les véhicules. Les chercheurs proposent ainsi une approche dans laquelle le comportement d'un conducteur est modélisé dans un automate hybride, représenté par des actions de conduites basiques tels le freinage et l'accélération.

Les expériences les ont ainsi amenés à dire qu'il est préférable de laisser de côté les algorithmes conservateurs, c'est-à-dire ceux qui protègeront davantage un véhicule conduit automatiquement, qu'un autre conduit par un individu. Le message est donc clair : il faut donc privilégier les programmes plus laxistes.  Les véhicules équipés de tels systèmes pourront ainsi appréhender en temps réel le mode de conduite des véhicules traditionnels et seront à même d'établir des mesures moins restrictives de contrôle de sécurité. Mais cela est uniquement possible si l'homme présent dans un véhicule contrôlé automatiquement a un champ d'action possible.
Au final, autant laisser une part de doute à la science, si cela permet de préserver nos vies.

* Advanced Safety Vehicle project 3

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