Voix sur IP, PDA : cibles de choix pour les pirates en 2006 ?

Par 03 janvier 2006
Mots-clés : Smart city

Les études abondent dans le même sens : de l'avis général, téléphonie sur IP (ToIP) et appareils communicants de type smartphone ou PDA sont amenés à largement se répandre dans le monde de...

Les études abondent dans le même sens : de l'avis général, téléphonie sur IP (ToIP) et appareils communicants de type smartphone ou PDA sont amenés à largement se répandre dans le monde de l'entreprise. La première permet de réduire significativement les coûts liés aux télécommunications alors que les seconds sont le corollaire inévitable de la mobilité des collaborateurs. Deux constats qui font dire au spécialiste en sécurité ISS (Internet Security Systems) que les attaques visant ce type de technologies devraient se multiplier en 2006.

S'appuyant sur une étude du cabinet Deloitte Research, ISS affirme que d'ici 2006, deux tiers des entreprises dans le monde auront commencé à déployer des solutions de voix sur IP, en dépit de vulnérabilités "pourtant bien connues".

Si pour le moment, la voix sur IP est épargnée par les pirates informatiques, cet état de fait devrait selon ISS changer en 2006 avec l'apparition de nouvelles formes d'attaques. "En 2006, l'une des formes très probable d'exploitation malveillante se fera sous la forme de spam vocal (SPIP, SPam over IP). Ces attaques de type déni de service consistent à inonder les boîtes vocales des utilisateurs de systèmes ToIP avec des messages non sollicités ou des publicités", affirme ISS dans son communiqué.

De la même façon, la généralisation des appareils communicants de type PDA (un milliard d'unités vendues en 2009 selon IDC) et la généralisation de technologies haut débit mobiles comme le Wimax devraient selon ISS entraîner des vagues d'attaques ciblées contre les assistants personnels. ISS pointe du doigt l'insuffisance des "mesures prises pour protéger les données confidentielles des abonnés", et souligne la vulnérabilité des formats de fichiers les plus couramment utilisés comme les JPG, PDF, DOC, etc.

ISS estime ainsi que "les PDA deviendront courant 2006 une cible rentable pour des cyberpirates souhaitant s'en prendre à des opérateurs de télécommunication, par exemple en rendant totalement inutilisables les terminaux mobiles de leurs abonnés", et évoque la valeur marchande que revêtiraient désormais les réseaux de machines infectées au sein des entreprises ou des institutions gouvernementales pour les pirates.

Alors, discours marketing ou réalité bientôt tangible ?

(Atelier groupe BNP Paribas - 03/01/2006)

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