Le vol d'identité sur le web diminue, pas le montant des sommes dérobées

Par 09 février 2011 1 commentaire
Securité

L'appropriation frauduleuse de données confidentielles par des pirates a tendance à baisser. Mais le montant des opérations réalisées de cette manière a lui tendance à augmenter.

Avec l’augmentation du nombre d’informations personnelles mises en ligne notamment sur les réseaux sociaux, les fraudeurs ont de plus en plus de matière pour usurper l’identité d’une personne et l’utiliser pour ouvrir un compte bancaire ou pirater une carte bleue. Un rapport délivré par Javelin Strategy & Research appelle du coup à plus de prudence et de responsabilisation des consommateurs américains. En effet, si le nombre de fraudes a diminué de près de 30 % aux Etats-Unis depuis 2009, le coût de la fraude pour chaque victime est plus important : il est passé de 387 dollars en 2009 à plus de 631 en 2010.

Utiliser des logiciels de protection

Pour éviter ces dommages, les utilisateurs doivent donc être plus vigilants quant aux types d’informations qu’ils postent sur la Toile et surtout où ils les postent, rappelle l'étude. Le rapport privilégie du coup l’autodiscipline mais surtout l’utilisation de logiciels de protection. Le consommateur peut également s’équiper d’anti-virus, d’anti-spyware et de firewall pour protéger leur identité. Une meilleure protection doit également permettre de faire baisser le temps de réaction entre la détection de la fraude et la réaction de l’utilisateur pour la signaler.

Détecter des transactions anormales plus rapidement

Des programmes permettent effectivement d’avertir en cas de transactions anormales de part leur montant où depuis et vers le lieu vers lesquels elles sont effectuées.  Les fraudes sur les cartes bancaires avaient baissé avec la crise en raison d’une diminution des transactions, mais la reprise économique doit conduire le consommateur américain à être d’autant plus vigilant. A noter que cette étude doit être prise pour ce qu'elle est : c'est-à-dire sponsorisée par Intersections, un fournisseur de services de gestion du risque lié aux informations personnelles, à destination des particuliers et des entreprises.

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1 Commentaire

Il est intéressant de noter que cette étude vient des US, qui en matière de système anti-fraude ne sont forcement pas les "premiers de la classe".
En effet, Ils ont historiquement refusé les puces sur les cartes bancaires (pas de code PIN donc, mais une signature manuscrite du ticket) !, arguant que les coûts de gestion des carte à puces étaient supérieur à celui de la fraude.
Aberrant... peut-être pas, il serait intéressant de mener cette étude à large échelle sur les paiements on line pour connaître le coût comparé de la fraude vs celui des systèmes de sécurité sensés la combattre.

A ce titre cela serait une erreur d'ignorer le coût caché de la baisse des ventes inhérent à chaque système de sécurité imposé au cyber-acheteur (cf système 3D secure refuser en bloc par les e-marchands)...

Le sujet de l'usurpation d'identité, est un autre vaste sujet, pas forcement lié à la petite fraude au paiement online d'ailleurs.

Didier

Soumis par Didier LOUVET (non vérifié) - le 09 février 2011 à 18h21

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