Le vote électronique ne peut se passer du papier

Par 02 juin 2010 4 commentaires
Mots-clés : Smart city, Europe

Pour rassurer sur la fiabilité des systèmes de vote dématérialisés, il est possible d'utiliser un bulletin traditionnel, qu'il suffit de scanner pour que le vote soit envoyé vers une base de données où il sera comptabilisé.

Si le dépouillage manuel des votes est considéré comme long et fastidieux, les systèmes électroniques ne remportent pas encore une totale adhésion. En cause, des problèmes de fiabilité. Comme une inadéquation entre le candidat sélectionné par le votant sur l'écran et celui finalement enregistré. Pour les universités de Birmingham et de Surrey, la solution réside dans un système hybride : elles ont mis au point un dispositif qui propose à l'électeur de cocher le candidat de son choix sur un bulletin papier. Celui-ci comporte à gauche le nom des candidats, et à droite les cases à cocher. Chaque bulletin étant différent et n'affichant pas les prétendants dans le même ordre.
Un système de vote sécurisé
Une fois que le votant aura fait son choix, il n'aura qu'à séparer les deux parties, grâce à une démarcation prédécoupée. Puis à jeter celle contenant les noms. Le morceau sur lequel est inscrite sa croix, et qui contient un code unique crypté, doit ensuite être passé dans un scanner optique, qui envoie les informations à une base de données. Le comptage des voix peut alors être effectué automatiquement. S'il veut s'assurer que son vote a bien été pris en compte, l'électeur peut aller le vérifier sur Internet, en entrant le numéro de série inscrit sur son bulletin.
Permettre aux électeurs de vérifier leurs votes
Il est important de conserver un processus de vote connu de tous, car certaines personnes sont encore intimidées par la technologie. Et l'idée d'un bouton poussoir risque même de les dissuader de voter", explique James Heathler Chercheur à l'université de Surrey. "La confiance est un enjeu capital pour amener les gens à utiliser un système électronique de vote". Le financement de ce projet est actuellement estimé à 1.5 millions de livres selon l'EPSRC (Engineering and Physical Sciences Research Council). L'université du Luxembourg y participe également.

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4 Commentaires

Cette possibilité de vérifier son vote sur internet ouvre la porte aux pressions, c'est dangereux... voir le texte "Le vote électronique, une porte ouverte aux pressions". Si l'électeur peut vérifier son vote alors on peut le forcer à dévoiler son vote. Si le dévoilement du vote est impossible, alors la vérification est inepte car elle ne peut aller jusqu'à la totalisation des suffrages.

Soumis par Matif (non vérifié) - le 02 juin 2010 à 13h57

En France aussi, le vote électronique s'étend dangereusement : - vote politique par internet avec les représentants de l'AFE, par machines à voter pour plus de 1 million d'électeurs : - dans les partis (UMP, MODEM) - vote professionnel avec élections dans les CE - dans les universités.

Soumis par Matif (non vérifié) - le 02 juin 2010 à 14h01

Signer et FAIRE SIGNER la pétition nationale pour le maintien du vote papier (déjà plus de cent mille signatures), c'est important ! www.ordinateurs-de-vote.org

Soumis par Matif (non vérifié) - le 02 juin 2010 à 14h02

Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?Tels des professeurs "Geo Trouvetout", certains recherchent des solutions compliquées et de plus en plus chères (c'est aussi un marché intéressant pour les industriels) alors que la solution traditionnelle reste la plus fiable, la plus transparente et la moins coûteuse. Une information civique sur les enjeux de la transparence démocratique suscite souvent des vocations parmi les citoyens pour participer aux opérations de dépouillement.Pour revenir à la proposition donnée dans cet article : rien ne permet de prouver que si l'ordinateur restitue bien la bonne information au votant, il n'aurait pas enregistré une autre information dans le comptage final.

Soumis par Pierre92 (non vérifié) - le 05 juin 2010 à 06h09

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