Voyant ses parts de marché sur la longue distance s'effriter, ATT

Par 12 juin 1997
Mots-clés : Digital Working

cherche à se réimplanter sur le marché local. Depuis 1984, le marché local est chasse gardée des opérateurs régionaux. Enregistrant, depuis la dérèglementation du marché américain des télécommunicat...

cherche à se réimplanter sur le marché local. Depuis 1984, le marché local
est chasse gardée des opérateurs régionaux. Enregistrant, depuis la
dérèglementation du marché américain des télécommunications intervenue en
février 1996, une érosion de ses parts de marché sur la longue distance,
voulant s'implanter sur le marché local, le géant américain va cette
année investir 1 milliard de dollars afin d'atteindre une part de marché
de 30 % en cinq ou dix ans. Il a cependant beaucoup de mal à prendre pied
sur ce marché. Non seulement les opérateurs régionaux mettent du temps
pour permettre aux opérateurs longue distance d'entrer dans les marchés
locaux, mais les coûts d'interconnexion sont très élevés. 23 milliards de
dollars (130 millairds de F) sont reversés aux Baby Bell par les
opérateurs longue distance soit 10 à 14 milliards de trop selon ATT et ses
homologues. Début mai, un compromis est bien intervenu, mais la baisse des
tarifs reste limitée (entre 5 et 15 %). Selon les analystes, la seule
possibilité qui reste à ATT pour entrer rapidement sur ce marché serait de
fusionner avec l'une des Baby Bell. Ses dirigeants seraient quasiment
prêts à cette éventualité. Si une telle fusion avait lieu, elle donnerait
naissance à un ensemble évalué à 80 milliards de dollars (soit environ 400
milliards de F). D'après certains observateurs, les activités de
téléphonie mobile de SBC pourraient être mises en vente, or ATT et SBC
sont sur ce marché les deux principaux acteurs américains. Aucun
commentaire n'a été fait par le président d'ATT concernant les rumeurs de
cette fusion.
(La Tribune - 12/06/1997)

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