Walk Score note les quartiers piétons de Seattle

Par 13 juin 2008

Vivre sans voiture, c'est aussi un choix de vie. Encore faut-il pouvoir se le permettre. Walk Score calcule et situe sur une carte en ligne les quartiers les plus accessibles et vivables pour les piétons.

Difficile de se figurer la vie dans un quartier avant d'y emménager. Est-il possible de laisser la voiture au garage, de faire la majorité de ses déplacements à pied, d'emmener les enfants à l'école ou faire ses courses sans prendre le volant ? L'éditeur de logiciels Soft Seat a développé le site Walk Score, qui identifie les quartiers de Seattle les plus fréquentables uniquement à pied. Des quartiers qualifiés de "Walkable Neighborhoods". Afin de déterminer si un environnement ne nécessite pas l'utilisation d'une voiture, l'éditeur a relevé plus de 11 000 lieux dans Seattle, les a rapportés au nombre d'habitants, et a divisé la ville en soixante-dix-sept zones, toutes plus ou moins "walkable". "Nous avons développé ce programme afin d'aider les gens à trouver l'endroit à vivre qui leur convient le mieux", explique Mike Mathieu, fondateur de Front Seat. Un outil utile avant un déménagement par exemple.
Le paradis des marcheurs
Le fonctionnement est le suivant : l'utilisateur entre une adresse sur le site de Walk Score. Un algorithme calcule et identifie alors les boutiques, restaurants et administrations qui sont à proximité du lieu indiqué. Les différentes commodités sont indiquées sur la carte, et un score est attribué à l'adresse choisie : il peut aller de 0 à 100. La note la plus basse indique que vivre dans le quartier nécessite une voiture ; la plus élevée, 100, signifie "le paradis des marcheurs", à savoir que tous les déplacements peuvent s'effectuer à pied. Walk Score reconnaît cependant que son système contient encore certaines faiblesses : il ne tient pas compte de l'état du trafic routier, de la météo ou encore de la sécurité d'un quartier ou de sa topographie. "Nous n'établissons pas nos données en fonction de l'aspect d'un quartier ou de la qualité de vie qu'on y trouve", rappelle Mike Mathieu.
Moins de pollution, plus de sport...
Les critères retenus sont en effet plus de l'ordre de la proximité des commerces, écoles, entreprises, etc., mais aussi de l'architecture générale du quartier : tournée autour d'une vie piétonne, avec des passages cloutés, des rues piétonnières, des parking relégués aux limites du quartier, la densité de la population, et la cohabitation de résidences et lieux de travail."Les communautés qui peuvent se déplacer à pied, dans des environnements compacts et accessibles, sont une véritable arme contre les problèmes de pollution", juge Alan Durning, directeur de l'institut Sightline, un think tank de seattle. "Et ce mode d'organisation permet aussi de s'attaquer à d'autres problèmes : obésité chez les enfants qui ne marchent pas assez, accidents de voitures, prix en hausse du carburant".

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