WaterBee permet le contrôle de l’agriculture irriguée via un smartphone

Par 25 juillet 2013 1 commentaire
Agriculture

Grâce à une application, les smartphones pourraient maintenant aider à surveiller l'utilisation de l'eau d'irrigation en fonction des besoins et ainsi réduire son gaspillage.

Pour résoudre le problème de gaspillage de l’eau dans l’agriculture, une application mobile serait maintenant capable d’alimenter en eau des cultures assoiffées des agriculteurs avec les bonnes quantités d'eau au bon moment sur le terrain. Le projet, appelé WaterBee, est financé par l'UE, et est développé en Estonie, en Italie, en Espagne et au Royaume-Uni. L’application recueille les données à distance via des capteurs dans le champ de l'agriculteur, qui sont ensuite analysées par des équations mathématiques, qui renvoient à l'application la quantité d'eau devant être libéré par les systèmes d’arrosage. L’objectif de ce projet est d’économiser 40% d’eau tout en améliorant la qualité des cultures. Car la culture d’irrigation actuelle gaspille beaucoup d'eau. En effet, environ 70% de l'eau prélevée dans les rivières et les eaux souterraines par l'homme est pour l'agriculture.

Ajuster la quantité d'eau à l'aide de modèles mathématiques

Ainsi, le modèle divise le sol en couches, puis utilise des calculs pour le transfert de l'eau entre les couches. Il prend en compte les détails du sol, le système d'irrigation, les cultures, les racines et les rendements probables. Le système présente ensuite des recommandations d'irrigation, réalisées sur la base de l'humidité du sol et des conditions météorologiques, délivrées à un serveur informatique par l'intermédiaire d’une technologie sans fil. Il vérifie dans quelle mesure le champ simulé correspond à la réalité et y apporte des ajustements pour le rendre le plus proche de la réalité de l'exploitation. Pour utiliser ce système, la condition est d’avoir une bonne couverture de réseau mobile. Andrew Thompson, un scientifique de l'Université de Cranfield (Royaume-Uni) voit un fort potentiel en Europe, en Amérique du Sud et en Chine en particulier.

Acquérir plus d’informations sur les sols

Ce dispositif n'est pas le premier du genre en termes de gestion de données de l'irrigation, mais intègre en plus le contrôle du système, permettant d'appliquer davantage les nouvelles technologies à des fins de planification d’irrigation plus précise. Cependant, selon John Norman, scientifique de l’Université de Wisconsin, le plus grand obstacle à la mise en œuvre de ces modèles est une information insuffisante sur les sols. En effet, le système a besoin de cartes des propriétés du sol précises, comprenant des informations telles que la texture, la structure ou encore la matière organique. L'approche WaterBee ne traite pas de manière adéquate les problèmes d'hétérogénéité des sols propres. Et ces complications du sol peuvent influer sur l'exactitude et la fiabilité des prédictions.

 

 

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1 Commentaire

Bonjour,
Voilà qui est tout bonnement excellent. Cependant de nombreux emplois risquent encore à terme de disparaitre, dans des pays qui se reposent sur une économie directement liée à l'agriculture c'est un choix difficile.
Pierre

Soumis par Pierre Alexandre (non vérifié) - le 30 juillet 2013 à 06h53

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