Web 2.0 : les européens adhèrent mais se méfient

Par 09 juillet 2008
Mots-clés : Smart city, Europe

Les Européens sont nombreux à exposer leurs données personnelles sur des réseaux sociaux. Mais ils craignent souvent que des personnes mal intentionnées fassent un usage abusif de ces informations.

Bien qu'ils n'éprouvent parfois aucune gène à exposer les moindres détails de leur vie privée sur des réseaux sociaux tels que Facebook ou MySpace, les Européens n'en sont pas moins inquiets à l'idée qu'on puisse faire un usage abusif de leurs données personnelles. C'est du moins ce qui ressort d'une étude menée dans quatre pays européens : l'Angleterre, la France, l'Allemagne et l'Espagne. Les deux principales sources de préoccupations des internautes européens se rendant sur des plates-formes communautaires sont le fait d'être contactés par des publicitaires sans leur accord et l'usurpation d'identité. Les Allemands sont ceux qui ont le plus peur de recevoir un message publicitaire non sollicité via un site de réseautage social puisque les trois quart d'entre eux déclarent craindre un tel usage de leurs données personnelles.
Publicité non sollicitée et vol d'identité
Ils sont suivis par les internautes français et espagnols. Environ six personnes sur dix expriment la même crainte dans ces deux pays. Le second sujet de préoccupation majeur des internautes européens, l'usurpation d'identité, est particulièrement sensible chez les britanniques puisque plus de 60 % d'entre eux déclarent redouter être victimes d'un vol d'identité. Ils sont suivis par les internautes français (environ une personne sur deux) puis espagnols et allemands (quatre personnes sur dix). Malgré ces réticences, les internautes européens n'hésitent pas à s'inscrire sur des plates-formes communautaires. Ils déclarent principalement y partager des photographies ainsi que leurs avis et données personnelles.
Vingt heures de connexion par semaine
Quant aux types de technologies interactives qu'ils préfèrent, les internautes européens plébiscitent le web 2.0 et les vidéos en ligne. Près d'un Anglais sur trois opte plus pour le réseautage social tandis qu'un pourcentage à peu près équivalent d'Allemands et d'Espagnols passe plus de temps à visionner des vidéos sur le net. En France, ils sont près de 20 % à préférer cette dernière activité. A noter, enfin: dans les quatre pays, la plupart des répondants sont connectés à Internet au moins vingt heures par semaine. Là encore, les Allemands arrivent en tête, avec plus de 30 %. Viennent ensuite les Britanniques (30 %), les Espagnols (26 %) et enfin les Français (23 %). Cette étude a été réalisée par Survey Sampling International, le principal fournisseur mondial de solutions d'échantillonnage pour les études de marché.

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