Le Web 2.0 rend le recrutement plus transparent

Par 04 novembre 2008 1 commentaire
Mots-clés : Smart city

Les outils collaboratifs obligent les recruteurs à plus d'égards s'ils veulent conserver une bonne réputation. En témoigne notamment l'émergence de sites où les postulants racontent comment leur candidature est traitée.

Selon une étude publiée par Forrester intitulée "How Social Media Disrupts Onlie Classifieds", les médias sociaux changent la façon dont les particuliers cherchent des emplois en ligne. Les sites où il est possible de noter son patron, comme Glassdoor.com, induisent une transparence inédite pour les employeurs. Il en va de même pour des plates-formes telles que Wikia où l'on peut partager les informations les plus diverses sur des processus d'embauche. Les postulants à un emploi peuvent notamment y communiquer l'état d'avancement de leur candidature. Ce qui pousse les employeurs à être plus responsables : ils ne peuvent ainsi plus rejeter un candidat sans lettre de refus motivée, au risque d'être vilipendés sur le Net. Chacun de ces facteurs diminue un peu plus l'opacité des processus de recrutement et oblige les ressources humaines à considérer plus attentivement les candidatures qu'elles reçoivent.
Plus d'intermédiaires entre le candidat et le recruteur ?
Autre nouveauté : l'émergence des réseaux sociaux où les postulant peuvent rentrer directement en contact avec leurs recruteurs. On peut ainsi citer le cas de Ernst & Young, qui embauche plus de trois mille étudiants chaque année : le cabinet d'audit est de plus en plus présent sur Facebook, sur lequel il prospecte à la recherche de nouveaux talent autant qu'il répond aux questions de personnes potentiellement intéressées. D'autres sociétés utilisent enfin des sites de micro-blogging comme Twitter pour mettre leurs petites annonces en ligne. Cette utilisation croissante des plates-formes collaboratives peut sembler rendre inutiles les sociétés commercialisant des services de petites annonces, hors ligne et en ligne, telles que Monster.
Des opportunités à saisir pour les éditeurs de petites annonces
Avec le Web 2.0, les sociétés qui recrutent peuvent en effet se passer de faire appel à de telles sociétés pour atteindre une audience la plus large possible.L'étude de Forrester montre cependant que, loin d'être un une menace pour l'industrie des petites annonces, notamment dans le secteur du recrutement, les médias sociaux peuvent constituer pour cette industrie un excellent levier, pourvu qu'elle s'y adapte. L'éditeur d'annonces de recrutement SimplyHired permet désormais aux membres de LinkedIn d'y consulter ses petites annonces. Autre exemple : Idealist.org, un site de bénévolat utilise les réseaux sociaux pour véhiculer ses messages. Si donc au premier abord le Web 2.0 semble rendre superflu le recours aux éditeurs d'annonces de recrutement, c'est aussi le meilleur moyen pour eux d'atteindre leurs cibles.

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1 Commentaire

Indéniablement les réseaux sociaux gagnent du terrain, à un point tel que la disparition des job-boards est évoquée.
Dans les faits, de nombreuses passerelles et additions de fonctionnalités apparaissent entre les job-boards, inégalés pour l'accès à des offres d'emploi, et les réseaux sociaux, très performants pour les interactions, 2.0 oblige.

Soumis par Pascal D (non vérifié) - le 30 avril 2011 à 00h00

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