Le web sémantique commence dans le PC de l'utilisateur

Par 03 décembre 2008 1 commentaire
Mots-clés : Smart city, Europe

Nepomuk sonde la mémoire d'un PC pour établir en permanence des connexions entre les contenus. Le système fonctionne aussi entre plusieurs machines en réseau. Un bureau sémantique qui préfigure une utilisation à l'échelle du web.

Les acteurs du projet européen Nepomuk travaillent sur un logiciel qui cherche dans le contenu d'un ordinateur ou de plusieurs ordinateurs en réseau des occurrences avec toute nouvelle information. Pour que Nepomuk soit capable d'identifier des connexions entre des fichiers de toute sorte, il est nécessaire d'annoter systématiquement tout nouveau document enregistré. Quand un utilisateur rédige du contenu (sur une notion, une personne, un évènement...), le logiciel lui recommande de l'annoter rapidement, afin de le classer de la manière la plus pertinente dans sa mémoire. Il sonde ensuite le poste de l'utilisateur et ceux des membres du réseau pour établir par lui-même des connexions. Le système s'inspire du web sémantique. Il est d'ailleurs considéré par ses créateurs comme un bureau sémantique. Pour ces derniers, il vise à répondre à un problème plus grand que celui de la simple mise en commun des informations : il permettra de populariser l'utilisation de ce web dit sémantique.
Vers une mise à disposition des données sur le web
Ils rappellent en effet que pour le moment, si de nombreux projets de recherche sont consacrés à cette pratique, elle n'est encore que très peu utilisée dans les faits. La raison : la création de contenu sémantique n'est pas particulièrement encouragée, ce qui ne favorise pas le lancement de sites dédiés. "En rendant les données et surtout les connexions entre les données plus faciles à trouver et identifier, notre bureau sémantique motive réellement les utilisateurs à annoter leurs informations", explique Ansgar Bernardi, coordinateur du projet."Le prochain pas sera en toute logique de rendre ces données aptes à être partagées, ce qui représente le point de départ pour un web sémantique". La liaison entre plusieurs ordinateurs est opérée de manière automatique par le logiciel, via une architecture basée sur le modèle du peer to peer ou par une connexion directe. Ce qui créé un réseau considéré lui-même comme sémantique.
Chercher dans l'invisible
"Les réseaux sociaux traditionnels ne résolvent le problème de retrouver quelqu'un qu'à moitié. L'évaluation en temps réel qu'ils fournissent sur les rapports entre plusieurs personnes n'est pas suffisante, parce qu'elle repose uniquement sur des éléments visibles", ajoute le chercheur. "Or un grand nombre de ces données sont cachées dans l'ordinateur des utilisateurs, dans leurs emails, leurs fichiers, leurs images...". Les utilisateurs décident évidemment du contenu qui sera partagé. Les responsables du projet ont éprouvé la fiabilité de leur système en déployant quatre cas d'études. L'Institut Pasteur de Paris a ainsi testé le logiciel pour créer un compte-rendu de laboratoire électronique. Celui-ci permettra de faire le lien entre plusieurs expériences et de retrouver certaines références à la source. Nepomuk est prévu pour arriver à terme d'ici la fin de l'année. Il intéresse déjà la communauté du libre, qui travaille sur des applications parallèles. Il a été incorporé à l'environnement de bureau KDE distribué sur certaines versions de Linux.

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Soumis par Cinq-Mars, Anne-Marie (non vérifié) - le 06 janvier 2009 à 17h55

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