Le web sémantique, nouveau communicant ?

Par 20 mars 2009
Mots-clés : Smart city

Isicil utilise des technologies de contextualisation pour extraire des informations riches sur les membres des réseaux sociaux et leurs interactions. Le but : favoriser la veille en entreprise.

Les technologies du web sémantique appliquées au web social amélioreront les stratégies de communication des entreprises. Le constat est tiré par Guillaume Ereteo, que L'Atelier a rencontré à l'occasion de la WebSci09 qui se tenait jusqu'à aujourd'hui à Athènes. Ce dernier travaille sur le projet Isicil. Il utilise ces technologies pour extraire des informations plus précises et diversifiées sur les interactions entre les membres de réseaux sociaux. Le but : affiner les outils de veille technologique et marketing des entreprises. La recherche, issue d'Orange Labs, est partie d'un constat : les organisations commencent à utiliser massivement les outils de web sociaux (blogs, wikis, réseaux sociaux). En parallèle, leur réputation dépend aussi de plus en plus de ces supports. Or le "buzz", ou informations qui circulent sur les blogs ou les réseaux sociaux, sont difficiles à contrôler.
Déterminer les influenceurs en fonction d'un contexte plus riche
Avec un système de représentation du web social dans un format "riche", il sera plus facile de représenter les personnes, leurs interactions, leurs usages et les ressources qu'elles manipulent. D'autant qu'un tel système est capable d'intégrer les pages wikis et des documents comme les signets. L'une de ses finalités est d'autoriser l'extraction automatique des popularités locales. "Il sera possible d'extraire automatiquement des relations riches sans avoir à passer par des représentations intermédiaires comme on le fait pour le moment via les outils d'analyses des réseaux". En interne, de telles solutions aideront à mieux filtrer les ressources ou à rechercher plus simplement des experts. En externe, on peut aussi envisager l'anticipation des buzz négatifs en donnant la possibilité aux compagnies de reprendre au plus vite la main.
Des applications marketing ?
Le chercheur évoque aussi un meilleur ciblage dans la diffusion de vidéos, dans le cadre de lancement de campagnes virales. Le but étant d'arrêter les diffusions massives en cernant les internautes plus à même de propager l'information. "Si on veut faire partir un buzz, il faut savoir faire partir le bon", souligne-t-il. À terme, on pense à une utilisation de ces systèmes de captation d'informations riches pour repérer plus vite et avec plus de précision les influenceurs d'opinion. "Il est facile de diffuser une information au sein d'une communauté. Beaucoup moins de passer d'un groupe à un autre. Notre système permettra d'identifier les personnes qui servent de point d'entrée", note ainsi Guillaume Ereteo.

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