La webcam revoit l'interface homme-machine

Par 10 mars 2008
Mots-clés : Smart city

La caméra numérique Hibou dispose de capteurs de mouvements infrarouges qui la rendent contrôlable à distance via les seuls mouvements de la main. Le système est dédié aux activités de visioconférence.

Le sans contact est également l'apanage des webcams. Le constructeur français spécialisé dans les interfaces homme-machine virtuelles H2i technologies lance Hibou, une caméra entièrement contrôlable à distance, par les seuls gestes de la main. L'appareil offre en effet un accès à ses diverses fonctions sur un mode naturel, qui ne nécessite aucun "contact" avec un clavier ou une souris. En clair : il intègre une technologie de détection optique – Xbar - comportant plusieurs capteurs infrarouges et lui permettant de distinguer les mouvements réalisés par l'utilisateur. Principale utilisation du dispositif : la visioconférence.
Capteurs de mouvement infrarouges
En effet, les capteurs infrarouges, au nombre de trois, autorisent le contrôle de l'interface graphique proposée. Rendant ainsi possible d'initier et de mettre fin à une communication, modifier le volume sonore ou encore le couper sans devoir se déplacer auprès de son ordinateur. Un mode de contrôle permettant de ne pas interrompre ses activités en cours. Autre atout : Hibou est doté d'un capteur optique de très haute sensibilité à la lumière. "Ce capteur est issu du monde de la vidéosurveillance, il est capable de voir la nuit. La luminosité de l'écran du PC suffit", explique à L'Atelier Gilles Cavallucci, président du directoire d'h2i technologies. A noter : l'accessoire vise un public de professionnels comme de particuliers.
Applications de détection optique
La technologie de détection optique renfermée par Hibou est l'objet du dépôt de cinq brevets et se voit appliquée dans divers domaines autres que les applications informatiques. "Nous déclinons Xbar pour des appareils électroménager, dans les hôpitaux avec des interrupteurs à détection optique et des dispositifs luminaires sont à venir. Par ailleurs, nous travaillons au développement d'applications dans l'automobile pour le cockpit de demain en partenariat avec Siemens ", poursuit Gilles Cavallucci. L'accessoire se veut mobile : il pèse 20 grammes pour 12 millimètres d'épaisseur et présente un système de fixation magnétique aisément adaptable sur écran plat. Cet accessoire est désormais accessible en boutique moyennant environ 80 euros.

L'Atelier BNP Paribas

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