Les wifi universitaires souffrent de l'hyper-connectivité des étudiants

Par 29 août 2012 2 commentaires
étudiante assise dans l'herbe avec un PC et un smartphone

Aux Etats-Unis, les étudiants disposent d'un nombre croissant d'appareils connectés et ont des attentes très élevés en termes de vitesse de connexion et de couverture sur le campus. Une tendance qui touche les réseaux universitaires américains.

Les étudiants constituent une population extrêmement connectée, qui utilise de nombreux appareils mobiles au quotidien : 41% possèdent au minimum trois appareils connectés, tels que les smartphones, ordinateurs portables, consoles de jeux et tablettes. Ils utilisent ces grands consommateurs de bandes passantes en permanence, aussi bien en classe, dans les bibliothèques et les résidences d’étudiants. En conséquence, leurs attentes en termes de couverture wifi et de bandes passantes sont en hausse : selon une récente étude de Online Colleges, 64% des étudiants américains « seraient prêts à déménager si la vitesse de connexion à l’internet était plus lente qu’attendu ». Les universités ont du mal à suivre cette tendance et à répondre aux nouvelles exigences de leurs étudiants.

Le nombre trop élevé d’appareils affecte les réseaux universitaires

L’offre de couverture sans fil et de bandes passantes diffère d’une université à l’autre. La majorité des universités (30,7%) offrent de 100 à 500 Mbps sur leur campus, 28,9% n’offrent que 1 à 100 Mbps. Dans ce contexte, 77% des universités admettent que le nombre croissant d’appareils mobiles utilisés sur les campus a déjà eu un impact sur leur réseau, et 73% envisagent les attentes croissantes des étudiants en matière de couverture sans fil comme « un problème important ».

Différentes solutions sont testées

Si elles ne peuvent augmenter la couverture et les bandes passantes, les universités trouvent d’autres solutions pour limiter la consommation de bande passante. 27% des écoles « limitent à un maximum de cinq le nombre d’appareils qu’un étudiant a le droit de connecter au réseau », et 19% limitent la bande passante à certains types d’appareils – appareils mobiles et de réseau. Cependant, le nombre croissant d’appareils connectés n’est pas le seul facteur affectant les réseaux universitaires. Les universités mentionnent également leur manque de personnel et de temps (61,3%), de financement pour l’infrastructure de réseau (60,2%), de soutien au financement des réseaux et de Help Desk (39,9%) et de gestion d’espace d’adresses IP (26,1%).

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2 Commentaires

Un article très intéressant sur la situation aux USA. Situation qu'il est difficile de transposer en France :

Si les campus de nos universités sont pour la plupart bien alimentés en wifi, les usages des étudiants sont bien différents notamment parce que la majeure partie d'entre eux n'y réside pas (ce qui explique sans doute aux USA, ce grand nombre d'appareils connectés en simultanés).

Le problème français est aussi un problème d'infrastructure mais à un niveau souvent plus basique : des bureaux trop étroits en amphi pour poser un laptop, un manque évident de prises électriques pour recharger des batteries et souvent des outils numériques encore trop grossiers.... Autant de limites qui préservent les réseaux de saturations.

Pour nos campus français, cela est pourtant également un fort enjeu : en terme de confort de travail comme d'attractivité.

Manuel Canévet - directeur associé Campus Communication

Soumis par manuel.canevet - le 29 août 2012 à 10h01

Le manque d'opérateurs helpdesk est un vrai problème à partir d'un certain nombre d'utilisateurs, et n'oublions pas non plus la sécurité, qui doit être assurée sur le campus. Or, si les connections ne sont pas correctement encryptées, ce n'est pas le cas.... et c'est plus souvent la norme que l'exception.

Cordialement,
Maxime
Service Desk

Soumis par Maxime Jobert (non vérifié) - le 07 mai 2013 à 16h59

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