Y Combinator : les 3 coups de coeur de L’Atelier

Par 22 avril 2016
Y Combinator : nos start-ups favorites

Sur les 127 start-ups ayant pitché à l’occasion de cette saison du Y Combinator, L’Atelier North America a eu des coups de coeur dans des domaines allant de la mobilité intelligente, à la food tech en passant par le retail. Ci-dessous, nos start-ups favorites.

Des avions supersoniques dans les cieux dès 2017 #SmartMobility

Boom a l’étoffe de l’Hyperloop. Cette start-up crée des avions supersoniques pour transporter des passagers au prix d’un vol en business class. Elle promet notamment d’assurer la ligne San Francisco - Tokyo en moins de 4h30 contrairement aux 11 heures de vol actuelles. Si le projet a tout l’air de sortir d’un scénario de sciences fiction, Blake Scholl, fondateur et CEO de Bloom, nous remet les pieds sur terre (ou plutôt nous envoie dans les airs...) : le premier prototype est en cours de construction dans leur usine située au sud de Denver et le premier vol aura lieu fin 2017 ! Cet avion super puissant se compose de matériaux ultra légers (fibre de carbone par exemple), il repose également sur les dernières avancées en matière d’aérodynamique et de moteurs. Blake Scholl évoque bien sûr le Concorde : « Le Concorde est une pièce de musée aujourd’hui parce qu’il était trop imposant, trop cher et qu’il consommait énormément d’énergie. Mais tout cela s’est passé il y a 50 ans ». L’avion de Boom coûterait 200 millions de dollars à la vente et consommerait 30 % d’énergie en moins par rapport au Concorde tout en étant plus rapide (La vitesse de croisière d'un Concorde est de Mac 2.0 tandis que l'avion de Boom de Mac 2.2). La start-up a déjà reçu 25 promesses de commandes, dont 10 avions pour la compagnie Virgin Airlines. On vous laisse faire les calculs des potentiels revenus de Boom en 2016…ce qui a d’ailleurs provoqué un fou rire général dans la salle !

Boom

La promesse de Boom : réduire par deux le temps de vol New York - Londres 

Bientôt la fin de gâchis alimentaire ? #FoodTech

Copia s’attaque non seulement à une noble cause, le gâchis alimentaire - pour rappel les entreprises américaines jettent plus de 90 000 tonnes de nourriture par an, mais elle le fait par le biais d’un business model extrêmement bien pensé. La start-up parvient en effet à transformer l’obstacle principal à la donation de nourriture qui est la régulation complexe qui lui est attachée, en une force. « Les entreprises américaines pourraient récupérer au total jusqu’à 1.6 milliards de dollars de crédits d’impôt en tirant profit de la donation de nourriture », explique Komal Ahmad, co-fondatrice et CEO de Copia.

Retrouvez-ici la chronique de Nathalie Doré sur Copia dans l'émission du 2 avril 2016 de L'Atelier Numérique

Copia, qui se dit être « une entreprise de logistique portée par la technologie », propose ainsi aux entreprises de la baie de San Francisco, dès que celles-ci ont un excès de nourriture, de faire une demande de collecte via le site internet de Copia. Un chauffeur vient ensuite récupérer dans les locaux de l’entreprise la nourriture non consommée qu’il transporte ensuite dans un refuge partenaire de Copia. Cette dernière s’occupe alors de toute la partie administrative pour l’entreprise et l’aide à récupérer le maximum de crédit d’impôt possible. La start-up génère ses revenus en prenant 30 % des économies d’impôt réalisées par l’entreprise associés à un coût fixe pour la collecte de nourriture. Elle travaille déjà avec des sociétés comme Pepsico, Twilio ou encore le Stanford Health Care et a récemment travaillé avec la NFL pendant le Superbowl 2016 où 14 000 tonnes de nourriture ont été redistribuées auprès de 23 000 personnes, ce qui a au passage permis à la NFL d’économiser 500 millions de dollars.

Copia

Copia simplifie le don de nourriture pour les entreprises

Le futur de l’interface utilisateur pour les services sociaux #CivicTech #FoodTech

Le gouvernement américain dispose d’un programme d’aide alimentaire pour les foyers dans le besoin qui repose sur des bons alimentaires. Chaque année, ce ne seraient pas moins de 11 milliards de dollars en bons alimentaires, non réclamés par les bénéficiaires comme le soulève Rose Afriyie, co-fondatrice de mRelief. La cause ? La bureaucratie liée à l’activation de ses droits. Il faut passer un entretien téléphonique d’environ 1h30 ou remplir une candidature de 18 pages pour déterminer son éligibilité ou non à ce programme. L’organisation à but non lucratif mRelief propose alors d’aider les citoyens américains à découvrir s’ils peuvent prétendre ou non au programme en leur envoyant par SMS une succession de 10 questions. « 5 minutes sont nécessaires pour répondre à ces questions. Nous aidons les citoyens à naviguer à travers le processus bureaucratique tout en faisant gagner du temps et des ressources à l’état. (...) N’oublions pas qu’un utilisateur au revenu minimum avec deux enfants voit son revenu mensuel grimper de 20 % grâce aux bons alimentaires », précise Rose Afriyie. Depuis son entrée au Y Combinator, mRelief a aidé plus de 5 000 familles à recevoir de l’aide alimentaire. L’organisation a également signé un partenariat avec la ville de Chicago pour les aider à distribuer de l’aide alimentaire aux foyers à bas revenus. Le projet entend s’étendre à terme à l’ensemble des services sociaux, à commencer par le logement et l’assurance santé.

mRelief

mRelief permet aux résidents américains de déterminer rapidement leur éligibilité aux aides sociales

 

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