Il y a de plus en plus de logiciels piratés dans le monde.

Par 18 novembre 1998

Selon une étude récente du Business Software Alliance (BSA), l’ensemble des logiciels piratés dans le monde représente un manque à gagner d’environ 11,4 milliards de dollars (plus de 68 milliards de...

Selon une étude récente du Business Software Alliance (BSA), l’ensemble
des logiciels piratés dans le monde représente un manque à gagner
d’environ 11,4 milliards de dollars (plus de 68 milliards de F) pour les
éditeurs.
40 % des 574 millions de nouvelles applications installées dans le grand
public l’an dernier étaient piratées. Dans les entreprises où un quart des
logiciels sont utilisés sans licence, la proportion est identique.
Après avoir baissé de près de 16 % en 1995 et 1996, le taux de logiciels
pirates repart légèrement de nouveau à la hausse. Ce revirement
s’expliquerait selon les analystes par une légère augmentation du prix des
produits.
Selon les conclusions du rapport du BSA, non seulement le piratage plombe
la croissance de l’industrie, mais il conduit à un manque à gagner en
impôts pour les gouvernements. De plus, si le piratage pouvait être réduit
à un niveau raisonnable, on pourrait créer au moins d’ici à 2005 un
million d’emplois supplémentaires, dont 700 000 en Europe.
85 % des logiciels piratés le sont en effet en Europe de l’Ouest, aux
Etats-Unis et en Asie.
Le manque à gagner pour la France s’élève à environ 2,5 milliards de F.
Avec un taux de logiciels pirates de “seulement” 27 %, contre plus du
double dans d’autres pays, les Etats-Unis se présentent comme les
meilleures élèves. En revanche, le Viet-nam avec 98 % environ de
programmes pirates en entreprise arrive bon dernier.
(01 Informatique 13/11/1998)

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