Zyxio donne du souffle aux interfaces homme-machine

Par 08 janvier 2010
Mots-clés : Smart city

Pour contrôler ordinateurs et smartphones, Sansawaft fait appel au souffle de ses utilisateurs. Son système consiste en un casque-micro Bluetooth qui embarque un capteur de respiration.

Interagir avec un ordinateur ou un portable par le biais du souffle ? C'est ce que propose Zyxio avec Sensawaft. Concrètement, il s’agit d’installer un logiciel et d’utiliser un casque spécialement conçu pour cette application. Celui-ci se présente comme un casque-micro Bluetooth classique mais dans lequel le micro serait remplacé par un capteur de la respiration. Cette dernière permet à l’énergie cinétique de très faible pression d’être modelée en paramètres et en trajectoires. Autrement dit, lorsqu’un utilisateur souffle intentionnellement dans le capteur, celui-ci en reconnaît l’orientation et l’utilise pour contrôler l’interface. Sensawaft distingue bien sûr le souffle intentionnel de la respiration normale de l’utilisateur ou du vent ambiant.
Zoomer ou naviguer d’un simple filet d’air
Il est ainsi possible de contrôler la souris d’un ordinateur, de zoomer ou scroller sur un smartphone... Zyxio évoque plusieurs applications possibles à sa technologie : aide aux dactylographes, musiciens, technologie embarquée dans les véhicules... Pour Sébastien Berten, président de Backelite, un tel système s'adresse plutôt à des catégories de niche qu'au marché de masse. "Ou pour répondre à des problématiques métier spécifiques", explique t-il à L'Atelier. L’application qui lui semble la plus crédible concerne l’automobile. "En voiture, pouvoir contrôler son GPS ou son lecteur mp3 par le souffle serait vraiment intéressant". Ou encore un usage militaire. "Dans des cas où il faut rester silencieux et où l’usage des mains n’est pas possible", précise-t-il.
Une technologie peu adaptée à un usage sur mobile
Dans tous les cas, Sébastien Berten trouve la technologie mieux adaptée à un usage sur ordinateur que sur mobile. Selon lui, elle fait face à deux problèmes pour pouvoir être utilisée sur ce dernier. D’une part la nécessité d’utiliser un casque fait que les applications qui seront développées seront nécessairement limitées à un petit nombre d’utilisateurs. Difficile de convaincre les développeurs dans ce cas. Casque et applications étant complémentaires, il faudrait trouver un mode de distribution commun, ce qui n’est pas courant. Ensuite, "la technologie vient compléter les modes d’interface existant mais elle ne pourra pas s’y substituer complètement", explique-t-il.

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