Cloud Desktop versus bureau Windows

Guillaume Plouin

Guillaume Plouin

Responsable de l'offre Cloud Computing et Auteur de “Cloud Computing” chez Dunod, 2011

OCTO Technology

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16 avril 2010 1 commentaire

Pour être adoptés, les bureaux personnalisés de services dans les nuages ne doivent pas se contenter de reproduire les environnements Windows. La question d'une identité en ligne unique doit aussi être gérée.

Par Guillaume Plouin, responsable Cloud Computing chez OCTO Technology et auteur du blog Perspective.it.
Les systèmes d’exploitation "classiques" Windows et Mac proposent la personnalisation d’un environnement de travail en créant des liens entre des applications et des espaces de persistance de données. Je m’explique : le "menu démarrer" propose des liens vers les applications, tandis que "l'explorateur de fichiers" pointe vers divers espaces de stockage locaux ou distants. Les applications peuvent interagir avec les données en suivant ces liens. Certains services du cloud reprennent ces concepts : il est possible d’éditer des fichiers bureautiques stockés sur box.net avec la suite zoho.com, de corriger des photos stockées sur flickr.com avec l’éditeur en ligne picnik.com, etc. Le cloud propose aussi des environnements de travail, comme g.ho.st ou eyeos.org, qui tissent des liens vers des applications externalisées et des espaces de stockage cloud. Je les appellerai Cloud Desktop. La première génération a connu un échec car elle a voulu reproduire le bureau Windows à l’identique.
Ne pas reproduire l'existant
Or, reproduire ce qui existait sans le changer pose des problématiques d’ergonomie et de performance. Il n’y a pas beaucoup d’intérêt à avoir, dans une page, des fenêtres applicatives flottantes ; ça devient même carrément ridicule quand on propose une fenêtre de navigateur Web dans un navigateur Web… D’autres pistes de Cloud Desktop sont plus prometteuses : des pages personnalisables comme netvibes.com, ou bien des interfaces capables d’accueillir des "gadgets" tiers comme gmail.com. La sortie de la Google Apps Marketplace, il y a quelques semaines, marque une avancée majeure dans la montée en puissance du Cloud Desktop : elle permet en effet d’intégrer de nombreuses applications au sein de la suite Google. Ces applications sont alors appelables depuis le menu "more" (un pendant du "menu démarrer") et elles peuvent exploiter des données stockées dans Googles Docs ou ailleurs.
Un Cloud Desktop intégré ?
Le Cloud Desktop reprend donc le fonctionnement du bureau classique avec son "registre" en bénéficiant des avantages du Web. Il pose cependant un problème : celui d'une identité en ligne unique. En effet, accéder à N applications avec N identifiant/mot de passe est assez pénible. Deux solutions existent à ce problème : la première consiste à utiliser un Cloud Desktop intégré comme Google Apps. Avec cette approche intégrée, l'identité est centralisée par Google Apps. La seconde consiste à assembler soi même ses applications et espaces de stockages autour d'une identité fédérée. Pour suivre la seconde approche, il faut maîtriser OpenID et les mécanismes de la fédération d'identité. Elle est donc réservée à des utilisateurs aguerris. Dans le futur, on risque de retrouver avec Google Apps le syndrome d'enfermement qui a fait l'hégémonie de Windows depuis quinze ans. Et seuls les utilisateurs avancés, qui maîtriseront la fédération d'identité, pourront éviter l'enfermement, un peu comme les utilisateurs de Linux qui ont appris à se passer de Windows.

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1 Commentaire

Une problématique majeure pour l'entreprise avec le Cloud Desktop aujourd'hui est la quasi obligation de cohabiter avec le bureau "classique" (windows essentiellement), l'essentiel des applications des entreprises n'étant pas encore portées "on the cloud".

Soumis par will (non vérifié) - le 19 avril 2010 à 15h28

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