La collaboration est une question d'images

Renaud Edouard-Baraud

Renaud Edouard-Baraud

Directeur général de L'Atelier BNP Paribas Asia

L'Atelier

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22 octobre 2007 Laisser un commentaire

Beaucoup pensent que le web 2.0, avec ses concepts et ses technologies, se dirige droit aux oubliettes. Galvaudé, imité? Certainement. Mais la collaboration - qui est au coeur du concept - peut se révéler performante.

Les grids et leurs milliers de machines se révèlent parfaits pour des travaux informatiques gigantesques. Ces grilles de calcul ont un équivalent dans le web : c'est la collaboration à la mode 2.0. Alors oui, la multitude de sites qui se réfèrent au « web2 » agace. Il est vrai qu'on n'arrive plus à compter les réseaux sociaux pour les médecins, les célibataires, les cadres, les universitaires... En une semaine sont apparus TownConnect pour les communautés locales, LiveGamesNetwork pour les joueurs, Si TV pour les latinos anglophones et, mon préféré, DNA Ancestry qui permet de constituer des réseaux sur des bases génétiques.
 
Video partout et pour tout
 
Sans compter les outils de partage de bookmarks qui pullulent, les systèmes de recommandation tous plus uniques les uns que les autres... Et pour finir les systèmes de captation-montage-partage-diffusion de vidéos sur Internet-mobiles-TV. Cela me fait penser à l'arrivée massive en 2000 des sites d'e-commerce spécialisés dans la vente d'accessoires pour animaux. Je me rappelle mon bonheur lorsque, dans l'un d'eux, j'avais découvert l'existence du hamac pour furet. Mais foin de nostalgie d'éclatement de bulle. La collaboration, ça sert ! Et notamment à améliorer l'indexation des fichiers multimédia. Et alors me direz-vous ?
 
Du tag adaptatif
 
C'est simple : l'indexation d'images et de vidéos n'est pas encore un domaine mûr techniquement parlant. La recherche pour ces fichiers là ne sera pas pertinente avant longtemps. Ce qui rend précieux les systèmes qui adaptent les mots clefs - tags - accolés aux images, en fonction de la perception qu'en ont les internautes. Il y a d'autres exemples moins techniques. Ainsi l'initiative qui permet d'utiliser la reconnaissance d'images pour améliorer la vie quotidienne des aveugles. Pour l'internaute, c'est totalement indolore, à l'image de la puissance de calcul inusitée de leur machine qui va être mobilisée pour modéliser des protéines ou décrypter des gènes. Pour le malvoyant, c'est pourtant gage d'autonomie.
 

 

A ce sujet, voir aussi notre conférence :

Economies informatiques, performances des métiers financiers, développement durable... Pensez au Grid!

Renaud Edouard-Baraud, responsable éditorial de L'Atelier 

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