Le Crowdsourcing popularisé !

11 mai 2012 1 commentaire
Mots-clés : Europe

Depuis ses débuts, le Crowdsourcing est démocratique dans une direction : tout le monde peut proposer une réponse. Avec le développement de systèmes de questions-réponses avancées, les choses s'équilibrent davantage : tout le monde peut aussi interroger la foule.

Lorsque j’ai rencontré la semaine dernière le Directeur à la Communication qui m’a succédé à hypios, il m’a dit qu’il avait récemment revu une interview de début 2009 où les journalistes me regardaient comme si je vendais une voiture qui vole. Entre-temps, le monde a changé : le Crowdsourcing est devenu une méthode acceptée que les entreprises utilisent de façon régulière, notamment en marketing. Cette normalisation va de pair avec sa popularisation. Nous engageons aujourd’hui des démarches de Crowdsourcing de façon régulière et sans nécessairement en être conscients : on observe que des sites web qui avaient initialement une autre vocation, ont rajouté une couche de Crowdsourcing à leur service. Pour l’essentiel, il s’agit encore de la recherche de réponses ou de solutions, comme sur les ancêtres du crowdsourcing comme Yahoo ! Answers ou les services plus complexes et spécialisés comme Quora, qui proposent des question-réponses en réseau social.

Une incitation plus grande

Si je pose une question dans mon statut sur facebook ou LinkedIn, j’engage déjà une démarche de crowdsourcing. Mais facebook autant que LinkedIn ont introduit un service dédié qui permet des ajustement beaucoup plus intéressants Par rapport à des intermédiaires de Crowdsourcing pour entreprise, la particularité de ces services est leur grande décentralisation : ce n’est pas facebook ou LinkedIn qui pose des questions au service d’un client – ce sont les usagers eux-mêmes. Facebook propose une segmentation très fine des personnes qui verront la question, LinkedIn offre l’option de la soumettre à des experts. L’avantage de ces systèmes, liés au réseau social de la personne qui interroge les autres, est que l’incitation pour répondre à un ami ou un contact business est en principe plus grande que celle qu’on a face à une personne ou une entreprise anonymes – d’où l’importance d’avoir, dans ces cas, des incitations supplémentaires conséquentes, par exemple monétaires.

Sortir des sentiers battus 

Face à ces systèmes, l’utilisation du statut constitue une appropriation low tech relativement peu différenciée, et la probabilité d’obtenir une réponse innovante y est minime. Si cela n’est pas gênant si on cherche simplement un hôtel à Amsterdam, des questions plus complexes demandent parfois des compétences particulières. Or, c’est là que les services dédiés et – pour des problèmes encore plus complexes, les intermédiaires – ont le plus de valeur ajoutée : ils permettent de trouver des solutions là où on ne les aurait pas cherchées pour sortir des sentiers battus.

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1 Commentaire

Merci pour cet article, effectivement le crowdsourcing est plein essor, et l'on en fait depuis longtemps sans forcément s'en rendre compte!

Soumis par modena139 - le 25 juin 2012 à 18h24

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