Facebook : par delà le bien et le mal

Renaud Edouard-Baraud

Renaud Edouard-Baraud

Directeur général de L'Atelier BNP Paribas Asia

L'Atelier

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28 septembre 2007 Laisser un commentaire
Mots-clés : Europe

Si L'Atelier dispose de trois groupes sur Facebook, ce n'est pas pour faire joli, mais aussi pour tester les limites de l'usage des réseaux sociaux en entreprise. Ou plutôt leur absence de limites.

(cliquez pour agrandir)Pour faire entrer l'entreprise dans le domicile de ses collaborateurs, il existait déjà le BlackBerry et les messageries web. Un autre outil, bien plus intrusif, se développe à grande vitesse. C'est un réseau social, et il s'appelle Facebook. Rien de nouveau : de nombreux salariés sont déjà inscrits sur des services en ligne comme Viadeo ou LinkedIn. La différence est que Facebook mélange plus habilement et plus largement vie publique et vie privée. De mon point de vue, c'est l'arme parfaite pour faire participer ses salariés à la culture et au savoir de l'entreprise. Comment ? C'est très simple. Les internautes ont déjà l'habitude de parler d'eux sur des blogs, de se montrer sur flickR ou Youtube.Débuter par les sujets sociétaux
Le tout est de rapprocher l'air de rien ces systèmes de fonctions plus professionnelles, afin que ces participations portent aussi sur la vie de l'entreprise. Facebook permet d'habituer un collaborateur à discuter avec ses collègues, en partant de sujets culturels : il participe à des concours (films, musique), a accès à des modules ludiques, répond à des sondages, est incité à décrire les membres de son réseau, à s'inscrire dans des groupes d'intérêts. Un autre avantage est que cela tend à effacer les barrières hiérarchiques, et à estomper les réserves que l'on peut observer sur des wikis ou des blogs d'entreprise. Pour autant, ce n'est pas parfait. Pour une entreprise, la tentation peut être grande d'utiliser à l'excès ces informations privées. On sait où il est parti en vacances - est-il aventureux ? -, dans quels pays il souhaiterait aller - que est son degré de mobilité ?
 
Repérer les talents et conserver les connaissances
 
Certes, l'entreprise peut voir sa structure chahutée par le changement de mode de fonctionnement que le réseau social induit : travail séquencé, prise de parole plus affirmée et hors hiérarchie, langage peu académique. Mais cela lui donnera surtout des moyens sans commune mesure avec ce qui existe dans les services de ressources humaines. Ce, aussi bien pour repérer les talents, que pour conserver la connaissance dans ses murs. De toute façon, c'est une tendance lourde. Pas un jour ne se passe sans qu'un acteur - Cisco, Yahoo, Exalead - ne se mette au réseau social. Les entreprises finiront par mettre en place ces services, allégés ou non. Employeurs et employés doivent donc s'y impliquer, au moins dans un but pédagogique. Alors rendez-vous sur le groupe Atelier web de L'Atelier sur Facebook pour en discuter.
 

A écouter dans les archives de L'Atelier Numérique :

 FaceBook in France, cela va-t-il prendre ?
 FaceBook par Anne Chokstang

Renaud Edouard-Baraud
Responsable éditorial de L'Atelier

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