La facturation du contenu, clef du succès de l'Internet mobile

Paul Budde

Paul Budde

PDG

Cabinet d'analystes australien BuddeComm

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20 septembre 2007 Laisser un commentaire
Mots-clés : Asie-Pacifique

Les nouvelles méthodes de facturation de contenu sur téléphone mobile devraient favoriser le succès des fournisseurs indépendants. Et ainsi assurer la pérennité de l'accès au web par téléphone...

Par Paul Budde, PDG du cabinet d'analystes australien BuddeComm
Les nouvelles méthodes de facturation de contenu sur téléphone mobile devraient favoriser le succès des fournisseurs indépendants. Et ainsi assurer la pérennité de l'accès au web par téléphone.
Le concept de contenu "off-deck" est apparu avec les réseaux 2,5G et la navigation WAP. Le "off-deck" permet aux internautes sur mobiles d'accéder directement au contenu web, plutôt que de passer par les services présélectionnés par les opérateurs. Mais les prix du Mo de données étaient exceptionnellement élevés, et les utilisateurs ne pouvaient avoir que très difficilement une idée de la dépense effectuée en surfant depuis leur téléphone. Résultat : très peu d'abonnés voulaient s'aventurer dans le contenu ou les données mobiles. C'est encore le cas, mais c'est en train de changer. Les forfaits étant plus cadrés et incluant les données,  les gens sont de plus à plus nombreux à utiliser leur mobile pour regarder leurs courriels ou pour naviguer sur le web. D'où un regain d'intérêt pour les services "off-deck" : les portails des médias se mettent tous sur les rangs.
La facturation est le nerf de la guerre
 
Le marketing roublard des opérateurs de réseaux essayait de vous faire croire que le seul Internet mobile qui existe se trouvait dans leurs portails. Pour eux, c'était la certitude de contrôler le contenu et, plus important, de contrôler la facturation. Le nerf de la guerre est, et a toujours été, la facturation du contenu. Les fournisseurs d'information, et les opérateurs de portail indépendants n'ont aucun moyen de facturer réellement : les opérateurs télécoms empochent tout le temps de communication dépensé par l'abonné. C'est pourquoi des entreprises comme ninemsn [coentreprise de Microsoft avec un groupe de presse australien, Ndlr] essayent d'utiliser la publicité pour générer du chiffre d'affaires. Autre problème : du fait de coûts prohibitifs, il est hors de question de commercialiser directement des services "off-deck"de TV ou de vidéo.
 
L'annonceur sauvera t-il la mise ?
 
Heureusement, dans ce cas de figure, les opérateurs proposent aux fournisseurs de contenu de quoi faire payer leurs services en toute indépendance. D'autres concepts sont en cours de test comme le "Zero Rated Data". Avec ce dernier, le coût de la donnée est couvert par l'annonceur ou le fournisseur du contenu. Cela permet à ce que les bandes-annonces de films puissent être diffusées et payées par le "parrain". Comme le marché du mobile et du sans-fil se développent en ce moment, je prédis que les acteurs de l'Internet mobile vont être forcés de commercialiser des packages à prix fixe, à l'instar de ce qui s'est passé avec le marché de l'Internet haut débit. Cela permettra aux indépendants de développer leurs propres services, fabriqués spécialement pour les internautes sur téléphones.

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