Les gènes sont une source d'information comme les autres

Renaud Edouard-Baraud

Renaud Edouard-Baraud

Directeur général de L'Atelier BNP Paribas Asia

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24 mai 2007 Laisser un commentaire

Il ne suffisait pas à Google de mettre en open source une petite partie de son code génétique pour accélérer la pénétration de ses produits en entreprise. Il lui faut aussi accéder à nos gènes, en plus des informations contenues sur le web...

Il ne suffisait pas à Google de mettre en open source une petite partie de son code génétique pour accélérer la pénétration de ses produits en entreprise. Il lui faut aussi accéder à nos gènes, en plus des informations contenues sur le web et dans les bases de données des entreprises. Avec le géant de l'indexation, les gènes deviennent une source d'information comme les autres. Qui plus est, une source qui a l’avantage d’être constituée de données de base limitées aux nucléotides A, C, T et G (soit l'adénine, la cytosine, la thymine et la guanine).
 
Accéder à son information génétique personnelle
 
C'est en tous cas une interprétation de l'investissement - 3,9 millions de dollars - du spécialiste du moteur de recherche dans 23andme, une entreprise de biotechnologie californienne. Celle-ci prétend donner à ses clients un accès personnalisé à l'information contenue dans ses 23 paires de chromosomes ainsi qu'à l'ADN contenu dans les mitochondries (et donc maternel). Le but? Rien de moins que mieux connaître l'origine de leurs apparences, avoir des pistes sur le patrimoine chromosomique de leurs ancêtres, etc.
 
A-C-T-G et mots clefs, même combat
 
On peut rêver qu'il sera un jour possible de taper "origine de mon nez" dans le "moteur universel" de Google, et voir se proposer en résultat le code spécifique aux cellules de son nez et à la structure qui les soutient, ainsi que l'origine probable de ce nez, les différences avec ses ancêtres, le reste de son groupe ethnique... Sans compter bien évidement tous les sites évoquant le glorieux appendice (« Le Nez », de Gogol?). En attendant, le roi de la monétisation des mots clefs se rapproche d'une entreprise qui bénéficierait des dernières techniques de séquençage et d'analystes capable de décrypter cette information.
 
Pour la petite histoire, 23andme a été crée par deux entrepreneuses, Linda Avey et Anne Wojcicki. Anne Wojcicki n'est autre que la femme de Sergey Brin, président, co-fondateur et actionnaire (35% des actions) de Google.
 
Renaud Edouard-Baraud

Responsable éditorial de L’Atelier BNP Paribas

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