Grands groupes et start-up main dans la main pour la e-prévention

Nathalie Doré

Nathalie Doré

CEO North America

L'Atelier

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06 mai 2016 Laisser un commentaire
e-prévention

Le rachat de la start-up française Withings par Nokia rappelle l’indéniable engouement des grands acteurs du domaine des nouvelles technologies pour la e-santé.

Avant Nokia, il y a eu Google, ou plus particulièrement Alphabet, qui a développé sa propre entreprise Verily, spécialisée notamment en prothèses ou encore Calico dédiées, elle, aux sujets de la longévité et des maladies liées à la vieillesse. Cette mutation résulte d’un climat compliqué pour les USA : aujourd’hui, les dépenses de santé y sont les plus élevées au monde représentant environ 18% du PIB du pays. Une des solutions pour limiter ces dépenses de santé est donc d’innover avec un focus sur la prévention. Le but : éviter à tout prix d’être malade. C’est d’ailleurs une forte motivation des Américains car, même si la loi ObamaCare est en place, ceux-ci restent souvent mal remboursé en cas de maladie. Bon nombre de start-up de la Silicon Valley oeuvrent donc dans cette catégorie « e-santé et prévention ». 

Celles-ci proposent par exemple de mesurer vos données vitales : la start-up Vital Connect propose un patch à coller sur la peau qui va mesurer en continu et en temps réel les principales données vitales (le rythme cardiaque, la respiration, la température,…) L’idée est de le porter pendant des exercices physiques afin que l’utilisateur appréhende mieux son corps et ses limites et d’éviter ainsi tout incident de santé. Le corps médical peut dans un second temps avoir accès aux données enregistrées le jour où l’utilisateur est malade pour avoir connaissance de l’historique réel du patient. On revient à la tendance de fond qui est la santé de précision

La prévention au service du stress

Le second domaine dans lequel oeuvrent les start-up américaines actuellement est ce grand mal du siècle qu’est le stress ! La start-up de San Francisco, Spire, le mesure par exemple grâce à un objet connecté que l’on porte à sa ceinture et qui analyse la respiration. En cas de pic de stress, l’application mobile de Spire propose des exercices de relaxation. Si on va un cran plus loin, certaines start-up choisissent d’agir directement sur le cerveau avec des casques cérébraux. L’entreprise canadienne Muse a ouvert la voie en lançant un casque doté d’électrodes qui mesure l’état du cerveau de l’utilisateur et propose des séances pour se calmer, améliorer sa concentration, réduire son stress... Le port du casque peut toutefois être un peu déroutant puisqu’il se porte sur le front. Son concurrent français Melomind a solutionné le problème en proposant, quant à lui, un casque qui ressemble à un casque audio classique, et qui se transforme d’ailleurs une fois les électrodes retirés ! 

Enfin, la recherche sur le cerveau est en train de beaucoup progresser : par exemple des chercheurs américains ont réussit à diagnostiquer Alzheimer des années voir des décennies avant que les symptômes se manifestent. Même si cela peut faire peur, cela permettra d’améliorer les traitements en avance de phase. La santé du futur associée au progrès technologique est vraiment un sujet très prometteur !

Retrouvez cette chronique dans notre émission L'Atelier Numérique.

 

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