L'avènement du Web3D est proche!

Renaud Edouard-Baraud

Renaud Edouard-Baraud

Directeur général de L'Atelier BNP Paribas Asia

L'Atelier

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05 novembre 2007 Laisser un commentaire
Mots-clés : Europe

Un faisceau d'initiatives me fait espérer l'avènement d'un nouveau web qui mêlerait des interfaces 3D, réseaux sociaux, mobilité et géolocalisation.

Le web 2.0 nous a amené les réseaux sociaux et les systèmes participatifs. Il a également permis aux internautes de prendre véritablement le train de l'Internet. Mais celui-ci commence à s'essouffler. La relève ? Le web3D. Non pas que le concept d'un web où tous les contenus sont en 3D soit une nouveauté. Non, l'intérêt est que ce concept est en train de se réaliser, tout en gardant la philosophie collaborative du Web2. Les promoteurs du modèle ? On connaît déjà les velléités de Dassault Systèmes, IBM ou Adobe dans le domaine. Mais seuls, ces éditeurs n'iraient pas loin.
De la 3D de bout en bout
Je suis bien obligé de citer Google avec Google 3D Warehouse, ou encore avec Google Earth. Sans oublier les équivalents Microsoftiens. Ce à quoi je peux ajouter Scenecaster, seul ou dans Facebook. Comme le relate notre filiale à Shanghaï, les publicitaires asiatiques sont aussi sur le créneau. Dernière initiative en date, celle de The Real World Online. Son intérêt est de remettre au premier plan les boutiques dans ces villes virtuelles. Et d'y ajouter la géolocalisation. Un pari qui ne devrait pas se révéler risqué, puisque ABI Research prévoit que 3D et systèmes personnels de navigation devraient être massivement et conjointement utilisés en Asie et en Europe. Des esprits minutieux peuvent avancer que les imprimantes sont en majorité mises au point pour reproduire des documents conçus en deux dimensions.
La dimension a son développement durable
Avec l'aide de Muur-Lab, entre autres, cela aussi devrait également changer. Quant aux esprits chagrins, ils pourraient regretter le gâchis que représenterait des milliards de documents 2D délaissés. Sauf que certaines initiatives montrent que dans ce domaine, le recyclage existe ! Ne reste plus qu'à inventer des villes dans lesquelles nous pourrions envoyer nos avatars de Second Life. Non pas pour errer comme des malheureux mais pour les faire échanger et collaborer, et aussi se découvrir, via des réseaux sociaux et des applications de création de contenu. Avis aux amateurs...
Renaud Edouard-Baraud
Responsable éditorial de L'Atelier
L'Atelier groupe BNP Paribas

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