Le modèle de maturité du Cloud Computing

Guillaume Plouin

Guillaume Plouin

Responsable de l'offre Cloud Computing et Auteur de “Cloud Computing” chez Dunod, 2011

OCTO Technology

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10 février 2009 2 commentaires

Pour la qualité des logiciels, il existe une démarche à cinq niveaux, baptisée Capability Maturity Model (CMM). Je vous en propose aujourd'hui un pour l'informatique externalisé sur Internet !

Par Guillaume Plouin, Directeur programme innovation SQLI
Je me suis souvent exprimé sur la thématique du Cloud Computing dans les pages de L’Atelier, en parlant parfois d’applications en ligne, parfois de SaaS. Pour préciser ces terminologies, je considère que le Cloud Computing désigne l’externalisation informatique vers Internet. Il regroupe les SaaS et les PaaS. Les SaaS sont des progiciels disponibles en ligne (ex : Google Apps, Salesforce), tandis que les PaaS sont des plateforme d’exécution en ligne (ex : Amazon Web Services, Microsoft Azure). Je rappelle que les principaux bénéfices du Cloud Computing sont la réduction des coûts et le déport de l’exploitation informatique vers des spécialistes.
Le niveau 1
C'est le niveau initial, celui où se situent toutes les entreprises. Je considère que la quasi-totalité d’entre elles ont déjà testé un service en ligne "accessoire", dont la portée et le risque sont très limités. Je pense à des services de recherche, de cartographie, de mailing, etc. L’usage de services "accessoires" caractérise donc le niveau 1.
Le niveau 2
Le niveau 2 est le premier où l’entreprise s’implique véritablement dans le Cloud Computing, en recourant à une première application SaaS. L’entreprise commence généralement par une application de commodité, assez générique (comme la messagerie, la gestion des paies, la gestion de la relation client, etc.) et non par une application métier. Elle peut ainsi tester les avantages et inconvénients de ce nouveau modèle logiciel.
Le niveau 3
Au niveau 3, l’entreprise est satisfaite de sa première expérience avec les SaaS. Elle va donc les multiplier. Elle peut alors être confrontée à des problématiques d’intégration entre son système d’information et les SaaS qu’elle utilise. Ces problématiques concernent l’authentification unifiée des utilisateurs, l’échange de données entre applications, et l’intégration des interfaces au sein d’un portail unique. Elles seront résolues par des outils d’intégration ouverts sur Internet.
Le niveau 4
Au niveau 4, l’entreprise se lance dans le développement d’applications métiers sur une plateforme PaaS afin de se débarrasser de leur exploitation et de tirer partie de la puissance de leur architecture (grande souplesse, haute disponibilité, capacité de continuité d’activité). Comme ces plateformes diffèrent de celles qu’on utilise en entreprise (cf. COBOL, JEE, .NET), l’entreprise doit monter en compétence et former ses développeurs à un nouveau paradigme architectural.
Le niveau 5
Au niveau 5, l’entreprise a fait le choix du "SI dans les nuages", c'est-à-dire de l’externalisation complète. Elle a donc démantelé ses infrastructures serveurs, et son équipe d’exploitation s’est transformée en équipe de pilotage d’opérateurs de Cloud Computing. Ce niveau est aujourd’hui très théorique pour les grandes entreprises ; il est cependant envisageable pour des PME.

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2 Commentaires

A noter que Guillaume a aussi écrit un livre sur le sujet : « Cloud Computing & SaaS : une rupture décisive pour l'informatique d'entreprise », chez Dunod. Qui, comme on le dit dans ses cas là, est vendu dans toutes les bonnes librairies, dans le cloud ou non.

Soumis par Red (non vérifié) - le 11 février 2009 à 10h47

dans le cloud ou non

Soumis par barkod sistemi (non vérifié) - le 17 juillet 2010 à 23h30

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