Les nouvelles technologies cherchent l'humain

Renaud Edouard-Baraud

Renaud Edouard-Baraud

Directeur général de L'Atelier BNP Paribas Asia

L'Atelier

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05 octobre 2007 Laisser un commentaire
Mots-clés : Europe

Etre efficace n'est pas suffisant. Pour que l'être humain prenne possession d'une technologie, elle doit lui ressembler, ou singer ses habitudes. Quitte à tomber dans l'étrange.

Etre efficace n'est pas suffisant. Pour que l'être humain prenne possession d'une technologie, elle doit lui ressembler, ou singer ses habitudes. Quitte à tomber dans l'étrange.
 
Le concours mondial de blagues UML est lancé ! C'était hier. Une communication d'un institut international focalisé sur la conception de méthodologies de développement de logiciel. Faire rire avec Unified Modeling Language, un langage de modélisation des données et de processus... Voilà à quoi on arrive en voulant faire rimer informatique et humain dans le but de "découvrir de nouvelles approches pour améliorer la productivité des développeurs". Un exemple isolé ? Pas du tout. De nombreuses recherches en robotique se concentrent sur l'aspect humanoïde des machines, en particulier celles en contact avec les hommes. Le but n'est pas de faire des robots plus efficaces, mais de mieux les faire adopter par leurs utilisateurs.
 
Les humains humanisent eux-mêmes
 
Les chercheurs n'auront pas forcément beaucoup d'efforts à faire. Il n'y a qu'à voir ce qui se passe avec le robot-aspirateur Roomba. Celui-ci ne ressemble en rien à un humain ? Qu'à cela ne tienne, ses heureux possesseurs font des concours d'habillage ! Au point que Beki Grinter, un professeur du Georgia Tech's College of Computing étudie le phénomène, probablement aidée dans cette tâche par le fabricant. C'est aussi valable pour les applications Internet. Pour preuve le programme de recherche de la Queen's University de Belfast consacré à l'addition du toucher aux univers virtuels. Et s'il n'est pas possible de plaquer la chair sur de l'informatique, il est toujours possible d'y appliquer les us et coutumes terriennes. C'est en tous cas la démarche choisie par le réseau social Xivio.com.
 
Le Pazar au service du gène

Celui-ci a conformé son système de contrôle parental aux "protections" textuelles ordinairement réservées à la télévision ou au cinéma. Le principe est moins original, il est vrai, puisqu'il avait déjà été singé il y a longtemps pour les besoins de la commercialisation des jeux vidéo. Dernier exemple dans le domaine biomédical cette fois. Des chercheurs canadiens, bulgares et français ont lancé un nouveau système de stockage des informations sur la régulation des gènes dans une base de données. Pour faciliter la vie des biologistes, les universitaires se sont inspirés du principe des magasins, et plus précisément des "Pazar", du nom des boutiques bulgares. Le but ici est tout "simplement" de regrouper les données portant sur un même thème au sein de petites bases.
Renaud Edouard-Baraud, responsable éditorial de L'Atelier

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