Passager Microsoft : l’ère du libre vous souhaite la bienvenue

Jean de Chambure

Jean de Chambure

Directeur du Conseil Asia

L'Atelier Asia

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06 avril 2004 Laisser un commentaire

« Rassurez vous » diraient sans doute les messages commerciaux adressés aux dirigeants de Microsoft. Selon la plupart des cabinets d’études Linux ne semble pas prêt à détrôner Windows à l’échelle...

« Rassurez vous » diraient sans doute les messages commerciaux adressés aux dirigeants de Microsoft. Selon la plupart des cabinets d’études Linux ne semble pas prêt à détrôner Windows à l’échelle des serveurs, comme à celle des ordinateurs individuels des entreprises. Une récente étude du Yankee Group révèle qu’environ 90 % des 300 grandes entreprises interrogées par le cabinet (avec des effectifs supérieurs à 10 000) sont défavorables à un passage massif ou total de leur informatique vers Linux. La cause invoquée ? Trop lourd, trop complexe et finalement trop cher à gérer. Est-ce exact à tout point de vue ?Côté PC, le point est clair : Dès lors qu’il y a beaucoup d’applications tournant sous Windows, le coût de réécriture de ces dernières est trop important pour être rentable. D’autant qu’il faut ajouter à ce coût la formation des collaborateurs à une interface souvent différente. Une bonne nouvelle pour Microsoft qui détient toujours 94 % de parts de marché des systèmes d’exploitation pour PC. En revanche, pour les clients légers, les jeux sont plus ouverts. De même que pour les systèmes Windows 95, selon le Gartner Group. Dans ce cas l’obsolescence provoque « l’avant garde ». De plus, les grandes zones géographiques de la planète pourraient s’avérer plus « pro-Linux » que d’autres, à l’instar de l’Asie où HP souhaite vendre 1 million de PC fonctionnant sous Linux dès cette année.Côté serveurs, les jeux sont évidents. Les serveurs multifonctions connaîtraient les mêmes problèmes de coût de réécriture ; en revanche, les serveurs web souvent mono-fonction coûteraient moins cher sous Linux. Ainsi, le coût d’un serveur web fonctionnant sous Linux serait 60 % moins élevé que celui d’un serveur web fonctionnant sous Windows. C’est ce que plusieurs cabinets d’études, dont le Robert Frances Group, ont récemment démontré. Quoi qu’il en soit, si Windows n’est pas directement inquiété par Linux, à défaut d’entrer dans l’ère du libre, Microsoft pénètre dans l’ère moins radicale de l’interopérabilité en ouvrant notamment une partie du code source de sa plate-forme .Net aux serveurs Sun tournant sur des plates-formes Java, dont IBM et d’autres réclament… une version libre ! Jean de Chambure, Rédacteur en Chef(Atelier groupe BNP Paribas - 06/04/2004)

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