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Afrique : le secteur high-tech lorgne sur les consommateurs à faibles revenus

L'Atelier s'est rendu à CapeTown, pour le salon des télécommunications AfricaCom. Résultat : connecter ou apporter des services aux populations peu argentées où en zone rurale est devenu un véritable marché. Panorama.

Les personnes disposant de faibles revenus sont de plus en plus considérées comme une cible intéressante pour les entreprises technologiques. Selon elles, le faible revenu moyen généré par utilisateur est compensé par le nombre important de ces consommateurs potentiels. Preuve de cet intérêt : les très nombreux prestataires qui conçoivent aussi bien des services aux personnes qui disposent déjà d'appareils mobiles, que celles qui commercialisent l'accès à ce mode de communication. On peut ainsi citer l'exemple d'Equatel, qui développe des téléphones virtuels permettant de disposer d'un numéro utilisable sur des bornes GSM, et d'être appelé ou d'envoyer des SMS. L'un des autres enjeux est de passer par la technologie pour apporter ces mêmes services aux personnes résidant en zone rurale.

Etendre réseaux et base client à moindre coût

C'est le cas de Psitek, qui a lancé un appareil portatif relié aux réseaux GPRS et qui permet de distribuer des services prépayés comme l’achat de crédit téléphonique ou d’électricité. Il s'agit ainsi de donner accès aux populations à des utilités de base comme l'achat d'unités d'électricité, le transfert d'argent, le paiement de factures… Pour les opérateurs, cette monétisation des consommateurs passe par des opérations de fidélisation.
Ce, via des systèmes de points cadeaux, d'offres spéciales mais aussi et surtout des services financiers : la plupart proposent déjà ou est en train de développer sa solution de portefeuille mobile. Le tout étant de combiner extension de ses réseaux et de sa base clients à faible coût : utilisation de panneaux solaires pour alimenter les antennes relais, partage d'infrastructures…

WiMax : l'Afrique est le candidat idéal

Par L'Atelier - Paris 20 novembre 2009 Laisser un commentaire
Mots-clés : Télécoms, Afrique, Afrique

Conjugué aux exigences des milieux d'affaire, le constat - classique - du sous-équipement en infrastructures nécessaires aux services filaires explique la poussée du sans-fil haut débit.

L'Afrique est devenue l'un des plus gros terrains d'affrontement pour tout ce qui touche aux équipements mobiles. C'est ce qu'on a pu voir au salon AfricaCom, couvert par l'Atelier. Deux technologies sans-fil s'affrontent : la 3G (téléchargement de données jusqu'à 14 Mbits/s et 5,8 Mbit/s en chargement) et le WiMax (débit oscillant entre 1 Gbit/s et 100 Mbits/s). Et dans la région Afrique Moyen-Orient, c'est la deuxième qui pourrait prendre l'avantage. C'est ce qu'affirme Dearbhla McHenry dans un nouveau rapport du cabinet d'analyse Pyramid Research.

Du WiMax pour les entreprises

Pour cette analyste, "les consommateurs commerciaux ont des besoins de connectivité plus sophistiqués que les consommateurs résidentiels". Et ce sont ces besoins qui expliqueraient en partie la bonne santé de cette technologie. Dans ces besoins, sont cités "des connexions point à point haut débit dédiées, un service VoIP groupé, des systèmes de secours, une bande large internationale dédiée et ainsi de suite". La forte capacité de liaison montante et descendante n'est évidemment pas oubliée.

Une technologie en vogue en Corée du sud

Tout cela fait que, selon Pyramid Research, le WiMax représentera à lui tout seul 2 % des abonnements haut débit sur la zone africaine et moyen-orientale. L'analyste rappelle que c'est "une part plus élevée que n'importe quelle autre région du monde à l'exception de l'Amérique latine". Il ne faudrait pas pour autant voir le WiMax comme une technologie dédiée aux pays en voie de développement. Rappelons que la Corée du Sud, qui fait partie du club des nations asiatiques high-tech, est également adepte de cette technologie de communication sans-fil à haut débit.

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