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L'aptitude à collaborer, compétence clé du salarié ?

Les technologies de collaboration ne manquent pas. Pour qu'elles fonctionnent vraiment, il faut que ce souci de coopération fasse partie de l'ADN même de l'entreprise. Et qu'elles trouvent un écho chez les collaborateurs.

Collaboration

Le travail en équipe a toujours existé, et la capacité d'écoute et de collaboration d'une personne a toujours fait partie des points forts d'un salarié. Mais jusqu'à présent, l'entreprise en soi n'était pas véritablement bâtie autour d'un modèle participatif, ou tout du moins collaboratif. Avec la tendance à progressivement élaguer les constructions horizontales au profit d'écosystèmes plus horizontaux et plus basés sur le partage, l'aptitude à collaborer pourrait devenir une compétence de plus en plus recherchée. Les études autour des vertus de la coopération sont en effet légion.

Récompenser pour sensibiliser

En témoigne celle menée par IkerRos, un chercheur de l'UPV/EHU, qui a démontré que, au niveau scolaire, cette collaboration améliore nettement l'engagement des individus et la réussite d'objectifs communs. Encore faut-il apprendre à véritablement partager, et se sentir valorisé de le faire. Des initiatives comme celle de YouEarnedIt tentent de sensibiliser les individus en y ajoutant le facteur récompense : les salariés peuvent s'attribuer entre eux des points, convertibles en biens et cadeaux sponsorisés par l'entreprise.

Intégrer le partage à sa stratégie

La généralisation de technologies favorisant l'échange, quelle que soit la localisation des individus, contribue aussi à cette sensibilisation. Selon le Gartner, qui prône la généralisation de ce qu'il appelle la collaboration extrême, ce modèle ne peut cependant fonctionner que si les technologies ne servent qu'à permettre aux individus de communiquer comme et quand ils le souhaitent, sans changer leurs habitudes. Et, pourrait-on ajouter, que si l'entreprise accompagne ses salariés dans l'adoption de solutions qui sont loin d'être une évidence pour tous, et si elle les incorpore à sa stratégie.

La coopération favorise l'engagement des personnes

Par 27 novembre 2012
Tableau

L'organisation horizontale ainsi que la composition d'une équipe sont des facteurs déterminants de l'engagement des étudiants - et plus tard des collaborateurs - et facilitent la collaboration.

L'évolution de l'organisation vers un mode plus coopératif joue définitivement un rôle essentiel sur l'engagement des personnes, et améliore également les modes de travail. Tout du moins à l'échelle scolaire, mais les individus ayant acquis ces habitudes sont plus enclins à les réitérer dans le monde professionnel. C'est ce que tendrait à prouver une étude menée par IkerRos, un chercheur de l'UPV/EHU. Le chercheur a observé différentes organisations d'écoles allant du public aux écoles subventionnées aux coopératives - un modèle nord-américain qui combine des études de second cycle avec des stages et une expérience de travail -. Ainsi le type d'école et leur capacité à développer leur structure auraient des répercussions sur la performance et l'engagement des élèves, mais également sur le travail du corps enseignant. L'école coopérative de Vitoria-Gasteiz serait celle qui aurait obtenu les meilleurs résultats.

L'école coopérative devant

La plus grande différence apparaît entre la forme coopérative et l'école subventionnée. En effet, l'organisation du travail serait bien plus horizontale dans la première ce qui favoriserait davantage la collaboration mais aussi l'apprentissage. L'école publique serait plus proche en termes d'évolution de l'organisation mais pas en ce qui concerne l'engagement des élèves. Ils seraient beaucoup plus hostiles ce qui indiqueraient que le développement de l'organisation ne serait pas le seul facteur d'engagement, mais qu'il y a clairement un travail  à effectuer sur les étudiants de l'école publique. Il confirmerait également que la composition du corps enseignant serait le facteur le plus déterminant dans l'engagement des élèves. Les plus engagés se trouveraient toujours dans les écoles coopératives.

L'engagement diminue avec l'âge

Le chercheur a décrit trois éléments qui composent l'engagement. Le premier serait un facteur psychologique voire émotionnel qui traduirait le sentiment d'appartenance à une école. Le second serait plutôt d'ordre comportemental qui décrit la participation des élèves aux cours et aux activités extra-scolaires. Enfin, la dimension cognitive est également importante puisqu'elle traduit la perception du travail académique par les élèves et leurs attentes. Dans son étude, IkerRos a également détecté une différence d'engagement selon le sexe et l'âge des étudiants. Ainsi l'engagement des filles serait plus élevé que celui des garçons et dans les deux cas diminuent avec l'âge, notamment dans le secondaire et en terminale.

*La recherche a été menée auprès de 10 écoles publiques et 4 écoles subventionnées au Pays Basque et en Catalogne, en collaboration avec la Autonomous University of Barcelona, et l'école coopérative de Vitoria-Gasteiz sur un nombre total de 1 273 étudiants âgés de 9 à 17 ans et sur 343 professeurs.

 

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