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L'aptitude à collaborer, compétence clé du salarié ?

Les technologies de collaboration ne manquent pas. Pour qu'elles fonctionnent vraiment, il faut que ce souci de coopération fasse partie de l'ADN même de l'entreprise. Et qu'elles trouvent un écho chez les collaborateurs.

Collaboration

Le travail en équipe a toujours existé, et la capacité d'écoute et de collaboration d'une personne a toujours fait partie des points forts d'un salarié. Mais jusqu'à présent, l'entreprise en soi n'était pas véritablement bâtie autour d'un modèle participatif, ou tout du moins collaboratif. Avec la tendance à progressivement élaguer les constructions horizontales au profit d'écosystèmes plus horizontaux et plus basés sur le partage, l'aptitude à collaborer pourrait devenir une compétence de plus en plus recherchée. Les études autour des vertus de la coopération sont en effet légion.

Récompenser pour sensibiliser

En témoigne celle menée par IkerRos, un chercheur de l'UPV/EHU, qui a démontré que, au niveau scolaire, cette collaboration améliore nettement l'engagement des individus et la réussite d'objectifs communs. Encore faut-il apprendre à véritablement partager, et se sentir valorisé de le faire. Des initiatives comme celle de YouEarnedIt tentent de sensibiliser les individus en y ajoutant le facteur récompense : les salariés peuvent s'attribuer entre eux des points, convertibles en biens et cadeaux sponsorisés par l'entreprise.

Intégrer le partage à sa stratégie

La généralisation de technologies favorisant l'échange, quelle que soit la localisation des individus, contribue aussi à cette sensibilisation. Selon le Gartner, qui prône la généralisation de ce qu'il appelle la collaboration extrême, ce modèle ne peut cependant fonctionner que si les technologies ne servent qu'à permettre aux individus de communiquer comme et quand ils le souhaitent, sans changer leurs habitudes. Et, pourrait-on ajouter, que si l'entreprise accompagne ses salariés dans l'adoption de solutions qui sont loin d'être une évidence pour tous, et si elle les incorpore à sa stratégie.

Quand le robot téléporte l'humain pour faciliter la collaboration

Par L'Atelier - Paris 21 novembre 2012 Laisser un commentaire
Projet Beaming

Le projet Beaming permet à une personne de visualiser l'environnement perçu par un robot, qu'elle peut également diriger à distance.

Pour améliorer le travail collaboratif à distance, les technologies se multiplient. Mais pour les scientifiques du projet européen Beaming, il reste important de garder un lien physique. Pour eux, celui-ci peut passer par le robot. Ils ont ainsi mis au point un système qui permet à une personne, où qu'elle soit, d'animer une machine présente dans un autre endroit, et de disposer aussi de son champ de vision. Du côté de l'humain, il est nécessaire de porter des lunettes de réalité augmentée, qui diffusent ce que perçoit la caméra du robot, située au niveau de ses yeux. La personne doit également enfiler une combinaison équipée de capteurs de mouvements, qui peuvent être reproduits en temps réel par la machine.

Capteurs de pression et de mouvement

Dans les paumes de la main, sont placés des capteurs de pression. Si le robot, qui dispose aussi de capteurs de ce type, touche un objet, ou serre une main, la pression exercée sera reproduite afin de permettre à la personne de se représenter l'acte. Un microphone permet d'enregistrer sa voix, retransmise immédiatement par l'androïde. Ce dernier, dont la physionomie est proche de celle de l'humain, dispose de deux écrans LCD qui affichent un regard lui aussi similaire à celui de l'homme. Les chercheurs ont choisi d'animer la bouche, afin de ressembler au plus près à son utilisateur quand il s'exprime.

Retransmettre l'état émotionnel ?

Un projet intéressant, notamment parce qu'il repose sur plusieurs technologiques largement répandues. Reste que pour le moment, il reste peu probable qu'il soit possible de "collaborer" efficacement, vêtu d'une telle combinaison. La question se pose également du réel gain d'interaction, par rapport à des solutions plus classiques, mais qui montrent la personne. A noter que les scientifiques voudraient désormais restituer l’état physiologique et émotionnel, en retransmettant par exemple le rythme cardiaque ou les expressions faciales d’un individu, et ainsi développer l’impression de téléportation de la personne dans un environnement distant, par le biais de l’avatar. Pour information, le projet est coordonnée par le Startlab de Barcelone. Il implique dix autres participants.

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