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L'aptitude à collaborer, compétence clé du salarié ?

Les technologies de collaboration ne manquent pas. Pour qu'elles fonctionnent vraiment, il faut que ce souci de coopération fasse partie de l'ADN même de l'entreprise. Et qu'elles trouvent un écho chez les collaborateurs.

Collaboration

Le travail en équipe a toujours existé, et la capacité d'écoute et de collaboration d'une personne a toujours fait partie des points forts d'un salarié. Mais jusqu'à présent, l'entreprise en soi n'était pas véritablement bâtie autour d'un modèle participatif, ou tout du moins collaboratif. Avec la tendance à progressivement élaguer les constructions horizontales au profit d'écosystèmes plus horizontaux et plus basés sur le partage, l'aptitude à collaborer pourrait devenir une compétence de plus en plus recherchée. Les études autour des vertus de la coopération sont en effet légion.

Récompenser pour sensibiliser

En témoigne celle menée par IkerRos, un chercheur de l'UPV/EHU, qui a démontré que, au niveau scolaire, cette collaboration améliore nettement l'engagement des individus et la réussite d'objectifs communs. Encore faut-il apprendre à véritablement partager, et se sentir valorisé de le faire. Des initiatives comme celle de YouEarnedIt tentent de sensibiliser les individus en y ajoutant le facteur récompense : les salariés peuvent s'attribuer entre eux des points, convertibles en biens et cadeaux sponsorisés par l'entreprise.

Intégrer le partage à sa stratégie

La généralisation de technologies favorisant l'échange, quelle que soit la localisation des individus, contribue aussi à cette sensibilisation. Selon le Gartner, qui prône la généralisation de ce qu'il appelle la collaboration extrême, ce modèle ne peut cependant fonctionner que si les technologies ne servent qu'à permettre aux individus de communiquer comme et quand ils le souhaitent, sans changer leurs habitudes. Et, pourrait-on ajouter, que si l'entreprise accompagne ses salariés dans l'adoption de solutions qui sont loin d'être une évidence pour tous, et si elle les incorpore à sa stratégie.

Pour améliorer les performances de l'entreprise, la collaboration doit être extrême

Par Claire Cavret 13 décembre 2012 1 commentaire
Performances en entreprises

Le Gartner propose de généraliser ce qu'il appelle la collaboration extrême, c'est à dire la mise en place d'un cadre dans lequel les outils permettent de communiquer à tout moment, afin de parvenir ensemble à des buts communs tout en respectant les habitudes de chacun.

Pour rendre plus effectif le partage d’information dans l’organisation, le Gartner propose de généraliser une nouvelle approche: la collaboration extrême. Selon eux, cette méthode consiste à combiner quatre forces dites de collaboration et permettant d'améliorer la façon qu'ont les individus d'agir, de communiquer, de travailler ensemble et de maintenir des relations. Cela, même dans des organisations de très grande taille et aux frontières géographiques multiples. Le but : améliorer la performance de l'entreprise. Ces quatre forces étant d'ordre géographique, organisationnel, politique et de management. "Un environnement de collaboration extrême est globalement une cellule de crise virtuelle, où les collaborateurs peuvent se rassembler et travailler dans un même but", note Janelle Hill, analyste pour le cabinet. "Cet environnement est disponible en permanence, permettant aux gens de travailler quand ils le souhaitent, d'où ils le souhaitent, et de la manière qu'ils souhaitent, tant que cela permet d'atteindre ce but commun".

Généraliser les outils virtuels

Pour arriver à mettre au point ce type d'environnement, le cabinet propose six bonnes pratiques sous forme d'étapes : la première est de généraliser l'usage d'outils virtuels et de collaboration à distance dans le quotidien des individus. Par exemple en remplaçant une habitude "réelle" comme la tenue d'une réunion par son équivalent virtuel. Cela est d'autant plus crucial, notent les analystes, qu'un environnement de collaboration extrême se tiendra en parallèle de l'environnement habituel du salarié, qui devra être capable de passer de l'un à l'autre avec aisance et naturel. Deuxième bonne pratique : celle d'exploiter l'appétence naturelle des gens pour les communications en temps réel (messagerie instantanée, fils Facebook...). Proposer de disséminer l'information et d'établir la communication par ce biais, à tous les niveaux de hiérarchie, permettant d'apprendre à utiliser au mieux ces canaux. Troisième initiative : celle d'utiliser les processus de crowdsourcing et différents outils de médias sociaux pour faciliter la collaboration et la mise en place de communautés dynamiques.

Crowdsourcing, ludification...

Le meilleur moyen de se lancer dans cet usage étant de mettre en place une tweet jam, et d'inviter les salariés à y participer, et à partager leurs idées. Quatrième process : mettre au point des systèmes de récompense des efforts, sur le plan collectif et non pas individuel. L'intérêt : susciter le travail en équipe. Les performances de chaque groupe ou individu pouvant être gérées via des outils dédiés. Le cinquième conseil est justement de populariser l'usage de ces outils pour mesurer le comportement des collaborateurs face à la collaboration. Et le dernier conseil est celui de programmer des événements collectifs auxquels tous les collaborateurs sont invités à participer. Un bon moyen selon le Gartner d'encourager aussi l'usage d'outils comme la vidéoconférence mobile. Enfin, le cabinet soumet l'idée d'interdire durant des laps de temps défini la communication par mail, afin d'encourager les salariés à passer à d'autres modes pour communiquer.

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1 Commentaire

Le Gartner place la collaboration comme facteur de rentabilité pour les entreprises. L'efficacité apportée par les outils numérique n'est plus contestable, mais il faut aussi penser à éduquer ses salariés si l'on veut que cela marche :)

Soumis par ocarbone - le 14 décembre 2012 à 10h58

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