Les dossiers de l'Atelier

Le collaboratif devient un composant essentiel de la vie citoyenne

Favoriser la participation démocratique via les outils en ligne - blogs, forums, vote par Internet - devient un objectif pour de nombreux Etats. Cependant leur adoption rencontre encore des difficultés.

Collaboration

Les outils Internet s'installent comme des intermédiaires indispensables entre les gouvernements, les entreprises et les particuliers. Et ce, aussi bien en Europe, aux Etats-Unis qu'en Asie. La Commission européenne multiplie ainsi les actions pour faire des citoyens de véritables acteurs via des blogs et des forums. Aux Etats-Unis, le gouvernement investit massivement dans les technologies de l'information pour favoriser la démocratie.

Une adoption au ralenti

Quant à la Chine, L'Atelier Asie explique que le gouvernement met désormais en ligne ses budgets dans un souci de transparence. Malgré ces efforts, le cabinet McKinsey rappelle que les administrations gouvernementales peinent encore à mettre en place un véritable système collaboratif. Les différentes actions existantes pointent le manque de confiance des citoyens dans ces systèmes. Et l'impression que leur participation ne sera pas prise en compte

Les agences gouvernementales adoptent difficilement le collaboratif

Par 30 juillet 2009
Mots-clés : Smart city

Une gestion insuffisante, le faible déploiement de moyens humains et le refus de laisser le citoyen participer rendent difficile le passage vers un gouvernement 2.0.

Malgré des efforts pour intégrer le web à leurs activités, les agences gouvernementales peinent encore à proposer des systèmes participatifs adaptés à tous. C’est en tout cas ce que révèle Mckinsey dans son rapport "E-gouvernement 2.0". Selon le cabinet, le développement de solutions administratives basées sur le collaboratif est actuellement en phase de stagnation. Et ce, même si d’importantes ressources financières continuent d’être déployées. Parmi les causes, le cabinet cite une gestion insuffisante, un manque de cadres spécialisés et une réticence à permettre aux utilisateurs de créer des applications et du contenu.
Les processus trop compliqués
Ce qui fait que d’un côté, les processus bureaucratiques non adaptés aux stratégies web ralentissent les initiatives. Et que de l’autre, les agences gouvernementales ne recrutent pas de personnel capable d'aider les institutions à migrer vers le 2.0, comme dans le secteur privé. Enfin, les utilisateurs, pourtant de plus en plus habitués au web interactif, peinent à se mettre à l’e-gouvernance. La raison selon eux devant être imputée au manque de retours. Rien de catastrophique cependant.
Plus de participation pour plus d’engouement
McKinsey préconise ainsi plusieurs stratégies à suivre pour aider les institutions à passer en douceur au participatif. Tout d’abord, confier leurs stratégies de passage à l’e-gouvernance à des agences spécialisées. Ensuite, la nécessité de bien discerner les besoins des lecteurs et ne pas négliger l'importance des campagnes de communication. Et enfin, le besoin d'encourager les citoyens, entreprises et salariés à contribuer à la création du contenu. Une stratégie bien définie permettra d'attirer des audiences plus larges, de réduire les coûts de développement et de vulgarisation des initiatives. Et finalement représentera un retour sur investissement public.

Mentions légales © L’Atelier BNP Paribas