Les dossiers de l'Atelier

La digitalisation de l'entreprise modifie aussi les types de talents recherchés

Les priorités concernant l'embauche de salariés du secteur des technologies devraient subir de réels bouleversements qui pourraient redéfinir les formations dans le domaine.

collaborateurs autour d'ordinateurs

Pour maintenir leurs objectifs de croissance, les entreprises devraient dans les mois à venir se tourner de plus en plus vers la recherche de nouveaux profils aux compétences plus précises et plus complexes dans le domaine des nouvelles technologies. Ainsi, une étude récente de la société PwC dévoilait que celles-ci se disent prêtes à hauteur de 20% à investir plus dans de nouveaux services et de nouveaux talents. Une opportunité donc pour certains, et en particulier les individus issus de l'ingénierie et des sciences de l'informatique, qui toutefois devrait être ressentie comme une menace pour d'autres. Car si de nouveaux postes sont créés, certains postes actuels pourraient être mis de côté.

Des opportunités qui font place à des menaces

Ainsi, une autre société, Zinnov, va jusqu'à affirmer que le quart des compétences actuelles seront accessoires dans les cinq années à venir ! La priorité devrait être, selon les secteurs - et les études !-, de recruter des experts en gestion des données, en expérience utilisateur, en mobilité, en modélisation prédictive, en cloud computing ou dans les applications mobiles. Et cette intention de changement de direction de la part des entreprises dans leur recrutement est clairement perçue par les salariés eux-mêmes. Ainsi, si un an auparavant les salariés du secteur de l'informatique se disaient confiants quant à leur avenir, une étude de Randstad et Harris Interactive de cette année montre qu'ils ne sont que 44% à estimer pouvoir retrouver un emploi en cas de démission ou de licenciement.

Former et travailler avec des profils différents

En tout cas, cette tendance est déjà perceptible dans certains secteurs. Ainsi, les startup commencent à mettre en avant les compétences de profils atypiques, comme c'est le cas de Upstart qui propose aux investisseurs de miser sur un individu avant son projet. Autre signe de ce changement : les programmes éducatifs redessinent leurs cursus en fonction de ces nouveaux talents. Ainsi, des start-up tels que MakeGamesWithUs ou encoreTreehouse offrent d'enseigner des cours de science de l'informatique, passant de la programmation d'application à l'encodage. De même, l'université de New York propose maintenant une formation au BigData. Reste àformer les managers qui, avec la démocratisation de la collaboration virtuelle, vont être amenés à jongler avec ces différents profils.

Nouveaux talents et technologies pointues, au centre des investissements pour 2013

Par 28 février 2013
Investissements

Quel que soit leur secteur, les entreprises se disent prêtes à investir cette année, mais essentiellement vers la recherche de nouveaux talents et vers des technologies de l'information plus pointues.

 

20% des entreprises interrogées au cours de l'étude menée par PwC admettent que, pour atteindre les objectifs qu'elles se sont fixées, investir dans les nouveaux services et les nouveaux talents est essentiel, et que ça le sera toujours plus dans les deux ou trois prochaines années. «Les technologies telles que les réseaux sociaux et le cloud computing permettent aux entreprises privées de faire plus avec moins» dit Ken Esch, associé de PwC Services aux sociétés privées. Toutefois, investir dans de nouveaux secteurs n'est pas sans risque, voilà pourquoi choisir où placer son argent est primordial si l'on veut répondre aux objectifs de croissance fixés. Le choix d'investissement diffère selon que l'entreprise soit privée ou publique, nationale ou étrangère... L'étude de la compagnie PwC permet donc de se faire une meilleure idée des secteurs qui seront privilégiés au cours des prochaines années.


Les investissements diffèrent selon les secteurs

L'étude montre que les différents investissements divergent selon l'entreprise. 36% d'entreprises privées considèrent que les investissements dans les nouveautés sont essentiels pour maintenir leur croissance. La majorité d'entre elles compte investir dans l'analyse de données (75%), le cloud computing (61%), les médias sociaux (57%) et les appareils mobiles (53%) au cours de l'année prochaine. Selon Ken Esch, «Les sociétés privées reconnaissent que la réalisation de leurs objectifs commerciaux nécessite de mettre l'innovation au cœur de leurs efforts». Parmi les 41% d'entreprises internationales d'accord pour dire que ce type d'investissements est un domaine essentiel de l'investissement global, 66% comptent investir dans le cloud computing. Les entreprises à croissance rapide, quant à elles, sont nettement plus axées sur l'investissement dans les médias sociaux, avec 65% d'entre elles qui signalent que ce secteur d'investissement est essentiel pour soutenir leurs objectifs de croissance.


Si le talent n'a pas de prix, il a cependant un coût

Investir dans la main-d'œuvre est essentiel, mais les coûts des talents sont un réel sujet de préoccupations pour les entreprises. 34% des entreprises privées avouent que la pression liée aux dépenses concernant les salaires et les soins de santé, ainsi que l'augmentation des salaires dans les anciens marchés du travail à faible coût – comme la Chine – pourrait entraver leur croissance au cours des 12 prochains mois et donc être un obstacle majeur à leurs éventuels investissements.
De plus, près d'un tiers (29%) des entreprises privées confesse que la difficulté à adapter les nouveaux produits et services à travers les différents marchés géographiques pourrait faire obstacle à leur capacité à poursuivre leurs objectifs de croissance supérieure, ce qui est un frein majeur pour les éventuels investissements que ces entreprises aimeraient faire.

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