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e-G8 : les pays européens doivent saisir l'opportunité du digital

Les pays du Vieux continent ont tout intérêt à accélérer leurs investissements dans le numérique. Cela également en favorisant l'innovation tant dans les infrastructures que dans le mobile, ou l'Internet des objets.

Données

Pour faciliter l'épanouissement de l'Europe dans le marché international du numérique, les Etat doivent encourager les sociétés à innover et à investir. Et ce sont le cloud computing, l'Internet des objets ou encore les technologies mobiles qui semblent en être les moteurs de la croissance. Voilà ce que l'on pouvait notamment retirer du forum e-G8, qui se tenait la semaine dernière à Paris*. Cela passera par des politiques publiques spécifiques, visant notamment les start-up, ou encore par une harmonisation des standards numériques internationaux. Un vrai challenge en raison des visions américaines et européennes divergentes. Du côté des infrastructures, certains craignent le surplus de données, il semblerait cependant qu'il n'y ait pas d'appréhensions à avoir quant à la saturation des bandes passantes car sur le plan technique, les réseaux vont se redéfinir.

Un retard à nuancer

Le marché européen reste toutefois une opportunité pour l'innovation, mais les entrepreneurs doivent apprendre à améliorer leur culture de la veille. Si on prend l'exemple du mobile, les entreprises ont de plus en plus conscience de son importance, reste encore à dépasser la phase d'acceptation. Il faut donner les clés aux sociétés européennes pour implanter efficacement leurs services sur les nouveaux supports. Les Européens ne doivent cependant pas se décourager : le poids économique du continent est proche de celui des Etats-Unis. Pour poursuivre cette dynamique, le plus important sera que l'informatique reste perçue comme un investissement, et non un coût.

* et auquel ont participé le président, le directeur général, et la directrice du développement de L'Atelier, ainsi que le responsable de L'Atelier North America.

Les entreprises européennes doivent investir rapidement dans le numérique

Par 25 mai 2011
Mots-clés : Smart city, Europe
Numérique

L'Union européenne a du mal à gagner des parts de marché dans le commerce mondial notamment à cause d'un retard important de l'investissement des sociétés dans les technologies.

Si en France la part de l'économie numérique dans le PIB stagne ces dernières années autour de 5 %, elle atteint près de 7,5 % aux Etats-Unis et 7 % outre-Manche. Ces chiffres rappellent le décalage existant entre l'Europe continentale et les US ou le Royaume-Uni, estime le Centre d’observation économique et de Recherche pour l’Expansion de l’économie et le Développement des Entreprises (Coe-Rexecode) dans une étude. Ce que souligne l'institut, c'est que cela est notamment la conséquence d'une stratégie d'investissement différente et d'exportation.

L'Europe est en retard

La part des équipements numériques dans l'investissement total des entreprises est de l'ordre de 26 % outre-Atlantique alors qu'il y a dix points de différence avec la France. D'après l'étude, il semble que seule l'Allemagne soit assez compétitive pour préserver ses industries de matériels et d'équipements numériques face aux entreprises étrangères et notamment chinoises. Aujourd'hui, la Chine représente un tiers des exportations mondiales de matériels numériques alors même que ce chiffre n'était que de 7 % en 2000. En Allemagne le chiffre est de 6 % et en France de seulement 2 %.

Les entreprises américaines en tête  

L'ensemble des pays européens n'est pas assez innovant pour créer les conditions de la mise en place d'activités de services d'intermédiation qui ont, pour l'essentiel, émergé aux Etats-Unis, ajoute le rapport. En terme de budget de recherche par exemple, seules deux entreprises européennes, Siemens et Nokia, font parti du peloton de tête au niveau mondial. De plus sur les dix plus importantes entreprises qui produisent des logiciels, neuf sont aux Etats-Unis et seule SAP est européenne.

 

 

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