Les dossiers de l'Atelier

Les entreprises commencent à intégrer le digital à leur ADN

Pour communiquer, pour créer du lien, pour vendre, les sociétés sont de plus en plus nombreuses à multiplier les initiatives mêlant le digital. Mais cette transformation ne doit pas passer que par l'outil, et surtout elle doit s'opérer aussi bien en externe qu'en interne.

digital en entreprise

 

Pour améliorer leurs processus, et surtout pour continuer à croître, les entreprises commencent de plus en plus sérieusement à repenser leurs stratégies et à penser digital. Du coup, elles investissent en conséquence. Dans un rapport, KPMG soulignait ainsi récemment que de nombreuses compagnies ont revu leurs priorités et sont passées des réseaux sociaux au digital et au mobile. Le but : développer leurs activités autour des appareils numériques, des services et de la distribution de contenu. Les exemples récents sont nombreux, de Marks and Spencer, qui propose du contenu en réalité augmentée sur mobile, à Pernod Ricard, qui a lancé plusieurs applications de services. Reste que, pour être efficaces et faire véritablement basculer l'entreprise à l'ère du digital, ces initiatives ne doivent surtout pas ne reposer que sur l'outil. En effet, selon CapGemini Consulting et le MIT Center for Digital Business, beaucoup d'organisations mènent des expériences dans le marketing mobile, les médias sociaux, les analyses.

Une migration autant externe qu'interne

Cela dit, un grand nombre se trompe en pensant qu'il suffit d'adopter les technologies le permettant pour que cela fonctionne. Pour une migration réussie vers le digital, il faut avant tout étudier la culture de l'entreprise et voir comment y insérer de nouvelles manières de faire compatibles avec son identité et avec les compétences de chacun. Des changements qui doivent passer par le top management. Ce qui amène à une autre composante du problème : pour réussir sa migration vers le digital, il ne faut pas penser que celle-ci ne se joue qu'en externe. Les transformations en interne sont aussi importantes pour la longévité et la crédibilité de l'entreprise. Notamment parce que de nouveaux processus, moins horizontaux, permettent une meilleure efficacité et productivité.

Les DRH au centre des relations humaines

Mais aussi parce que si l'entreprise se montre innovante en externe mais trop traditionnelle en interne, elle risque de se confronter à des salariés qui amorcent de nouvelles façons de travailler et à une génération de nouveaux entrants appâtés par une image innovante et qui devraient fuir des processus trop traditionnels, et même peut être ternir la réputation de la société. Et pour créer cette passerelle, pour faciliter ces nouveaux modes de collaboration, il y a certes la DSI, mais aussi la DRH, qui va jouer un rôle de plus en plus prépondérant. Celle-ci passant d'un rôle de Direction des Ressources Humaines à celui d'une Direction des Réseaux Humains.

Le digital et le mobile seront les principaux vecteurs de croissance d'ici à 2015

Par 26 septembre 2012
Ipad et croissance

Les entreprises devraient revoir leurs priorités stratégiques en faveur du digital et du mobile dans les trois prochaines années. Un revirement par rapport à 2011 où les réseaux sociaux avaient davantage la côte.

Le digital et le mobile représentent une priorité pour les entreprises et surtout un vecteur de croissance significatif pour leurs chiffre d'affaires. Face à l'explosion des technologies et mobiles, les dirigeants prévoient de changer leur orientation stratégique en conséquence. Cela suppose de saisir les nouvelles opportunités rapidement. En effet, 90% des dirigeants s'attendent à ce que leurs entreprises développent une stratégie agressive au cours de la prochaine année pour se positionner sur ces marchés selon un sondage* réalisé par KPMG. Cela passerait par un développement de leurs activités autour des appareils numériques, des services et de la distribution de contenu.

Les applications revues à la hausse

En effet, 92% des dirigeants interrogés s'attendent à voir s'accroître les activités de leur entreprise dans le digital et le mobile. Les répondants s'attendent à ce que la vente d'applications et de contenus sur les smartphones (18%) et les tablettes (16%) soient parmi les principaux moteurs de la croissance du chiffre d'affaires au cours des trois prochaines années. Un revirement par rapport à 2011 où ces deux segments étaient classés respectivement 10ème et 8ème. Quant aux médias sociaux (5%) et à la publicité en ligne (7%), ces deux canaux ne sont pas considérés comme aussi élevés qu'en 2011 où ils étaient cités dans le top 4 des principaux vecteurs de croissance. Toutefois, 54% des sondés prévoient quand même d'utiliser les plateformes sociales pour avoir une meilleure vision de leurs clients, 50% pour faire la promotion externe de leur marque et 49% pour mieux engager leurs consommateurs.

Investissement et barrière

Les entreprises sont prêtes à investir de façon significative. 62% des dirigeants sondés indiquent qu'ils ont suffisamment d'argent pour investir. En fait, pour 17% d'entre eux, l'investissement est déjà bien en cours et une majorité (54%) s'attend à investir davantage en 2013. En effet, plus de la moitié des cadres (66%) s'attendent à une amélioration des conditions économiques au cours de la prochaine année. Toutefois, 55% ont repoussé leurs attentes d'une reprise économique complète aux États-Unis en 2014 ou plus tard. Les dépenses se concentreraient principalement sur le développement de nouveaux produits et services pour 56% des dirigeants, l'amélioration des technologies de l'information pour 43% et 32% en acquisition.

* mené aux Etats-Unis pendant l'été 2012 auprès de 101 dirigeants seniors dans les entreprises des télécommunications et des médias - Media and Telecommunications 2012 Outlook Survey

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