Les dossiers de l'Atelier

L'ère numérique transforme le marché de l'éducation et de la formation

Les diverses initiatives et projets qui mettent la technologie au service de l'éducation sont toujours plus nombreuses, et réinventent le monde de la formation. Mais pas seulement, puisque le développement de nouvelles approches fait de l'éducation un marché rentable.

e-education

A l'heure de la fuite des sujets du bac, le monde de l'éducation est-il en train de changer radicalement ? C'est du moins ce que l'on peut comprendre à la lumière de la multiplication des expériences utilisant la technologie au service de l'éducation. Mélange de virtuel et de réel comme le recours à la 3D pour être en contact avec un formateur, l'utilisation d'appareils mobiles et de jeux pour rendre l'apprentissage plus ludique ou encore recherche d'automatisation de l'éducation grâce à un ordinateur capable d'adapter son programme en fonction de l'état de l'apprenant. Autant d'initiatives qui permettent d'interroger le système éducatif dans son ensemble. En plus, bien évidemment, du recours désormais traditionnel à Internet pour les dissertations ou aux applications mobiles conçues ad hoc. Ce sont donc toutes les couches et tous les acteurs du monde de l'apprentissage qui se trouvent en phase de réflexion sur l'utilisation de la technique pour améliorer le savoir humain. Et ce, parce que l'individu, étudiant ou professeur, doit pouvoir réfléchir à la meilleure façon d'utiliser ces outils.

Vers une éducation personnalisée

Alors pourquoi ne pas s'en tenir à la méthode traditionnelle ? Amélioration des résultats, bien sûr. Mais également personnalisation des méthodes, donc. Et apprentissage mobile et à distance, évidemment. La transformation du système éducatif en train de s'opérer, c'est également ce que l'on peut comprendre à la lumière des investissements et des prévisions budgétaires. Avec 5,5% du budget mondial de l'éducation réservés à la technologie, et une prévision des revenus de ce marché de 200 milliards de dollars d'ici à 2017, la e-éducation, non moins que la m-éducation, interroge le privé comme le public. Et pour cause, le gouvernement, traditionnellement en charge de l'éducation publique, doit bien sensibiliser étudiants et professeurs à ces technologies qui feront peut-être l'éducation de demain. Les entreprises, quant à elles, doivent se positionner sur ce marché, notamment au regard du coût des appareils dans les marchés émergents, les plus à même d'adopter la e-éducation. Mais également du rôle qu'elles peuvent jouer, comme pour les opérateurs téléphoniques qui intègrent donc ce marché de l'éducation. D'autant plus qu'elles gagnent aussi à ce que leurs futurs employés connaissent déjà ces techniques utilisées également en entreprise.

 

La formation à distance prend de plus en plus en compte l'humain

Par L'Atelier - Paris 07 mars 2012 1 commentaire
Image de l'avatar d'AutoTutor

Adapter le contenu d'un module d'apprentissage en ligne en fonction de l'état d'esprit de la personne et du niveau de ses réponses améliore l'intérêt apporté au programme.

Apprendre avec un logiciel et sans professeur peut être fastidieux. Sauf si le logiciel parle à l'apprenant, et prend en compte ses émotions. Des chercheurs* des universités de Notre Dame et de Memphis sont partis de ce concept et ont mis au point AutoTutor et Affective AutoTutor. Ces deux systèmes d'apprentissage permettent d'évaluer le niveau de connaissance d'un étudiant, d'analyser ses réponses, de corriger des erreurs ou de répondre à des questions et à des commentaires. Ils permettent également de détecter des émotions telles que l'ennui ou la frustration chez l'étudiant, permettant de ce fait d'adapter leur stratégie pour aider la personne dans son apprentissage, à la façon d'un professeur de chair et de sang. Pour Sydney D'Mello, l'un des responsables du projet, ces deux logiciels "permettent de garder l'attention de l'élève et son intérêt en modulant le rythme, la direction et la complexité de la tâche d'apprentissage demandée".

Analyser le corps de l'apprenant

Pour ce faire, le système analyse l'expression du visage de l'étudiant ainsi que la posture de son corps. Il détecte ainsi, par l'intermédiaire d'une caméra et d'un système de capteurs, si la tête de l'étudiant est penchée ou bien droite. Il s'attarde également à l'expression du visage, par exemple si l'étudiant sourit. Ainsi, Affective AutoTutor peut déceler des états d'esprit tels que l'ennui ou la frustration. Le système, qui fait endosser à un avatar le rôle de professeur virtuel, adapte du coup l'expression de ce dernier en fonction des émotions de la personne, de l'approbation au scepticisme en passant par l'empathie. Pour Sydney D'Mello, le logiciel fonctionne comme "les humains qui ont toujours communiqué les uns avec les autres par la parole et une foule d'indices non verbaux comme les expressions faciales, le regard, la posture et la gestuelle".

Analyser les réponses des étudiants

Autre possibilité : analyser les réponses des étudiants. En effet, pour interagir avec le système, l'étudiant écrit les réponses aux questions ou problèmes posés par le faux professeur sur un clavier d'ordinateur. Le logiciel peut alors procéder à une analyse sémantique des réponses de l'étudiant. Par exemple, si celui-ci tape "Oui", le logiciel classe ce mot comme une petite réponse, s'il tape "je vois", la phrase est classée comme une expression métacognitive et s'il tape "qu'avez-vous dit", la phrase est classée comme une expression métacommunicative. En fonction, le logiciel adapte les tâches d'apprentissage pour permettre à l'étudiant de continuer à progresser. A noter que la prise en compte de l'état d'esprit via l'analyse de l'expression du visage suscite également l'intérêt du projet SlideWorld, développé par le laboratoire Bell Labs d'Alcatel-Lucent, et dont L'Atelier s'était fait l'écho.

*Sydney D'Mello, Art Graesser

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1 Commentaire

N'oubliez pas de vous habiller bolfortacnement, et avoir des chaussures adapte9es e9galement.Il y a une grande diffe9rence quand on est habille9s et chausse9s correctement pour danser le Forrf3. Cela nous permet d'eatre e0 l'aise, et donc mieux se concentrer sur l’apprentissage du Forrf3 pendant le stage.

Soumis par SuHyun (non vérifié) - le 24 mars 2012 à 22h07

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